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    <title>Editos</title>
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    <link>http://www.generationfrance.fr/web/</link>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Tue, 05 Oct 2010 20:23:33 +0000</pubDate>
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      <title>L'édito de Jean-François Copé</title>
      <description><![CDATA[<p><img style="float: left; margin: 5px;" title="Jean-François Copé" src="http://www.generationfrance.fr/web/tl_files/images/cope_portrait.jpg" alt="Jean-François Copé" width="258" height="218" />J’ai créé ce club en 2006 à partir d’un constat et d’une intuition.</p> <p>Le constat prend la forme d’un paradoxe&nbsp;: Les Français sont passionnés de politique et pourtant, ils prennent leur distance avec elle. Alors mon intuition, celle qui a conduit à la création de Génération France.fr, c’est qu’il faut renouveler en profondeur le débat politique. C’est aussi vrai à Paris qu’en région.</p> <p>Après de nombreuses demandes d’élus, de Parisiennes et de Parisiens, engagés ou non dans la vie politique, qui se proposaient pour lancer la dynamique, il fallait que Génération France.fr crée son antenne parisienne&nbsp;! C’est maintenant chose faite avec un projet clair&nbsp;: aider notre famille politique à reconquérir Paris et la Région Ile-de-France en 2014.</p> <p>Notre méthode, celle qui fait la marque de fabrique de Génération France.fr, celle que nous appliquons partout ailleurs&nbsp;: privilégier les propositions, les idées, le débat&nbsp;! 100 % débat d’idées, 0 % petites phrases.</p> <p>Génération France.fr est un club, pas un parti politique. La seule chose qui compte, ce sont les idées et les propositions&nbsp;! Et je crois que c’est précisément ce dont Paris a besoin aujourd’hui. </p> <p>Les questions de personnes n’intéressent personne. Dès à présent, la reconquête commence sur le champ des idées. C’est d’abord sur le terrain des propositions que se gagneront la confiance des Parisiennes et des parisiens et les campagnes électorales à venir. Tout le monde est bienvenu&nbsp; à Génération France Paris ! La seule condition pour nous rejoindre, c’est de partager notre ambition&nbsp;: nous voulons renouveler le débat public à Paris et dans la région capitale en faisant émerger des propositions audacieuses qui dessineront l’avenir de la ville et de ses habitants, de l’Ile-de-France et des Franciliens. </p> <p>En clair, nous avons vocation à devenir au niveau local ce que nous sommes au niveau national&nbsp;: un think tank de référence produisant des idées sur tous les sujets pour les mettre à la disposition de notre famille politique. </p> <p>Depuis que nous avons créé notre antenne parisienne, et sous l’impulsion de ses deux délégués généraux, Grégoire CHERTOK et Charles BEIGBEDER, nous avons déjà organisé quatre réunions extrêmement intéressantes qui ont permis l’amorce d’un véritable débat d’idées au service d’un véritable projet pour Paris&nbsp;:</p> <ul> <li>Le mercredi 14 juin, dans le 17ème arrondissement&nbsp;:<br />«&nbsp;mieux vivre ensemble» et «&nbsp;les défis de la culture et de la création à Paris&nbsp;»</li> </ul> <ul> <li>Le mercredi 19 octobre dans le 1er arrondissement :<br />« La parisienne demain » (animé par Florence BERTHOUT et Rachida DATI)</li> </ul> <ul> <li>Le mercredi 23 novembre, dans le 13ème arrondissement :<br />« La sécurité à Paris » (animé par Chenva TIEU et Nathalie FANFANT)</li> </ul> <ul> <li>Le mercredi 25 janvier 2012 dans le 20ème arrondissement :<br />« Le logement » (animé par Nathalie FANFANT et Jérôme DUBUS)</li> </ul> <p><strong>Notre prochain débat, le lundi 12 mars dans le XVIIIème arrondissement, portera sur le thème de «&nbsp;la cohésion sociale à Paris&nbsp;» et sera&nbsp; animé par Pierre-Yves BOURNAZEL.</strong></p> <p>Aujourd’hui, nous lançons cette newsletter pour porter le débat, affirmer nos idées et mieux les faire partager pour la reconquête de la capitale.</p> <p>L’aventure Génération France commence à Paris&nbsp; avec vous, au service de notre famille politique, au service des Parisiennes et des parisens et donc au service de la France.</p> <p><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: 15px; line-height: 17px;"><strong><br /></strong></span></span></p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/generation-francefr-fete-son-cinquieme-anniversaire-.html</link>
      <pubDate>Tue, 06 Mar 2012 14:43:00 +0000</pubDate>
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      <title>Le pari du courage</title>
      <description><![CDATA[<p>La crise de 2008 a violemment secoué l’Europe. Elle a révélé au grand jour notre perte de compétitivité, jusqu’à présent masquée par le recours à l’endettement public. Surtout, elle laisse derrière elle, avec son surcroît de chômage et de déficits, un doute immense. Hormis l’Allemagne, qui a conduit des réformes structurelles importantes depuis une quinzaine d’années, et dont la spécialisation sectorielle a profité du développement de nouvelles puissances industrielles, beaucoup d’économies européennes sont à la peine dans la compétition internationale. </p> <p>Et comme la crise sociale a succédé à la crise économique et financière, les opinions publiques s’inquiètent de la montée du chômage, de la désindustrialisation, et plus généralement de leur avenir et de celui de leurs enfants. Pour paraphraser Karl Marx, parlant du communisme, on pourrait écrire qu’un spectre hante l’Europe : le spectre du déclin. </p> <p>Au niveau individuel, ce sentiment collectif se traduit par la peur du « déclassement ». Mondialisation et peur du déclin </p> <p>Assez logiquement, le débat sur la mondialisation ressurgit donc à travers un questionnement qu’on peut résumer simplement : « si les salariés français sont mis en compétition avec les chinois, indiens ou brésiliens, pouvons-nous garder nos emplois ? », ou encore : « nos enfants sont-ils condamnés à avoir des conditions de vie moins bonnes que les nôtres ? » Ces interrogations seront au coeur de la campagne pour 2012. </p> <p>Les inquiétudes sont tout à fait sérieuses et légitimes alors que la France a perdu 500 000 emplois industriels en quinze ans et que les déficits commerciaux battent des records historiques. Rien ne serait pire que de balayer les peurs d’un revers de la main en s’appuyant sur les données macroéconomiques pour démontrer qu’à l’échelle de la planète, la mondialisation créé de la croissance et de la richesse et qu’à long terme, tout le monde en profite. Ce n’est pas ainsi qu’on réconforte un ouvrier apprenant le prochain départ de son usine dans un pays à bas coût. Ce n’est pas ainsi qu’on fait renaître l’espérance dans des territoires qui n’attirent plus d’activité depuis des années. Ce n’est pas ainsi qu’on rassure des parents qui culpabilisent de laisser à leurs enfants des dettes publiques considérables et un modèle social dont le financement n’est pas assuré à long terme. </p> <p>Pour un responsable politique, ignorer les peurs est toujours une erreur ! Mais que dire de ceux qui les exploitent à des fins néfastes ? Par inconscience ou par cynisme, chacun dans leur registre, l’extrême-droite et une partie de la gauche jouent des difficultés que rencontre l’économie française pour avancer des propositions qui ne répondent absolument pas aux défis du 21e siècle. Au FN, Marine Le Pen promet « les protections aux frontières ». Au PS, Arnaud Montebourg promeut la « démondialisation ». Au Front de Gauche, Jean-Luc Mélanchon rêve aussi de remettre des barrières à l’entrée de notre pays. Les slogans sont parfois séducteurs alors que les Français doutent et sont avides de protection. Mais quelle douloureuse réalité cachent-ils ? Dans les trois cas, il s’agit de faire croire aux Français que le protectionnisme est leur planche de salut. Dans les trois cas, il s’agit de leur laisser penser que les efforts sont inutiles puisqu’il suffit de fermer les frontières et de taxer les importations pour régler tous leurs problèmes. Quel mensonge ! Quel contretemps ! </p> <p><strong>La chimère protectionniste</strong></p> <p>Le protectionnisme est une chimère d’abord, parce qu’une telle politique entraînerait immédiatement des représailles et donc du chômage. Il faut être bien naïf pour croire que nos partenaires commerciaux accepteront sans réagir de voir notre marché intérieur leur échapper du fait d’interdictions ou de taxes protectionnistes. Est-il vraiment raisonnable de lancer la bataille des rétorsions commerciales quand plus de 25 % de nos emplois dépendent de l’exportation ? Un proverbe anglais résume notre situation avec autant de lucidité que d’humour : « People who live in glass houses should not throw stones. » (Il ne faut pas lancer des pierres quand on habite une maison en verre). </p> <p>Ensuite, une décision protectionniste provoquerait une inflation soudaine et massive dans notre pays. Si la France devait produire elle-même, du jour au lendemain, tous les produits qu’elle consomme, il y aurait une baisse du pouvoir d’achat rapide et généralisée. En effet, pourquoi le consommateur préfère-t-il acheter un produit « made in China » plutôt qu’un produit français ? Sûrement pas par haine de soi ou par sinophilie, mais bien parce qu’il est à l’affut des meilleurs prix. On met ici le doigt sur la schizophrénie du consommateursalarié qui a souvent intérêt à payer les produits le moins cher possible quitte à favoriser l’export, donc à pénaliser l’emploi local, voire à terme son propre emploi. Pour guérir cette schizophrénie, il y a des remèdes qui créent de la richesse et des emplois et qui sont bien plus efficaces que le protectionnisme. La qualité, l’innovation ou la stratégie de marque sont par exemple des réponses. À quelle condition un consommateur est-il prêt à payer plus cher et à abandonner le « discount » ? Lorsqu’il sait que la qualité du produit en vaut la peine, lorsqu’il veut profiter d’une invention intéressante ou lorsqu’il s’identifie à l’état d’esprit véhiculé par la marque qu’il achète. Contrairement au protectionnisme qui entraîne le statuquo, ces réponses incitent à investir, à voir loin, à faire mieux ! </p> <p>De toute façon, le protectionnisme est une impasse dans la mesure où notre pays n’est pas autosuffisant. Il y a des pans entiers de l’économie dans lesquels la France est dépendante de l’importation. L’exemple le plus évident est celui de l’énergie. Le choix du nucléaire nous rend certes plus autonomes que nombre de nos partenaires, mais nous restons encore tributaires des énergies fossiles – gaz, pétrole… - en provenance d’autres pays. Il en va de même pour de nombreux secteurs importants qui ne pourraient pas se développer en France du jour au lendemain en claquant des doigts ou en fermant une frontière. </p> <p>L’augmentation des droits de douane viendrait directement impacter le budget des ménages, bien davantage qu’une TVA anti-délocalisation qui permettrait, elle, d’améliorer notre compétitivité. Mais Marine Le Pen et Arnaud Montebourg oseront-ils le reconnaître devant les électeurs ? </p> <p>Et si le protectionnisme n’était au final qu’un moyen supplémentaire de retarder le rendezvous de vérité ? « Pendant des années, on a utilisé la dette pour cacher notre perte de compétitivité. Puisque le recours à la dette n’est plus possible, rabattons-nous sur les barrières douanières », voilà le message que semblent adresser les promoteurs du protectionnisme. Et si on faisait plutôt les réformes structurelles qui s’imposent pour regagner les quelques points de compétitivité qui nous manquent ? Même si l’économie allemande est bien différente de la France, elle nous prouve qu’un pays européen qui s’en donne les moyens peut être compétitif dans la mondialisation, sans sacrifier les fondamentaux de son modèle social. </p> <p><strong>Le refus de la naïveté</strong></p> <p>Si je considère que la stratégie protectionniste n’est pas du tout la réponse aux problèmes de la France, je rejette aussi l’attitude naïve qui peut consister à s’enthousiasmer avec candeur et béatitude pour le libre-échange international et les vertus du « doux commerce ». Entre « L’horreur économique »2 et « La mondialisation heureuse »3, il y a la place pour une politique réaliste et ambitieuse, qui conjugue ouverture au monde et protection des Français et de leurs intérêts. C’est cette politique que je défends pour notre pays en proposant aux Français de renouer avec l’« esprit de conquête ». C’est l’intérêt de la Nation.</p> <div id="_mcePaste" class="mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">&lt;p&gt;Cette politique n’évacue pas la question<br />de l’équilibre des échanges<br />internationaux. Mais plutôt que le repli,<br />elle défend le principe de réciprocité. Par<br />exemple, il n’est pas normal que les<br />contraintes environnementales ou<br />sanitaires qui pèsent sur les industriels<br />européens au nom de la sauvegarde de la<br />planète ou de la santé des<br />consommateurs soient ignorées lorsqu’il<br />s’agit de biens importés. Dans cette<br />logique, nous soutenons le principe d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe, ou<br />encore un respect aussi scrupuleux des normes sanitaires que les produits ou matières<br />viennent d’Europe ou d’ailleurs. De même, il n’est pas acceptable que certains pays ferment<br />– par la loi ou de fait - leurs marchés publics aux entreprises européennes alors que nous<br />les ouvrons à la concurrence extra-européenne. L’Europe se doit d’être plus offensive dans<br />les négociations internationales et sans doute faut-il donner des mandats plus exigeants à<br />la Commission européenne afin qu’elle défende mieux les intérêts des pays européens<br />dans le cadre de l’OMC. Par ailleurs, la préférence communautaire doit s’appliquer,<br />notamment dans le secteur agricole. Pour lutter contre les déséquilibres dramatiques sur<br />les marchés mondiaux des matières premières agricoles, il est indispensable de construire<br />une régulation internationale, sur la base des grandes zones régionales.<br />&lt;p&gt;Le principe de réciprocité n’est pas une affaire de slogans simplistes ou de décisions<br />unilatérales. Il est un combat permanent, le résultat d’un rapport de forces où la capacité<br />de conviction et d’influence dans les instances internationales sont des éléments<br />primordiaux. Dans ces conditions, la résignation est une faute politique mais les<br />rodomontades populistes sont vaines ! Le Président de la République a montré pendant<br />la présidence Française de l’Union européenne et pendant la présidence du G20 que la<br />France pouvait faire entendre sa voix et défendre ses intérêts lorsqu’elle le faisait avec<br />intelligence et détermination. Il faut soutenir cette logique.<br />La politique réaliste et ambitieuse que je défends reconnaît le besoin de protection des<br />citoyens et leur apporte des réponses, sans ériger la protection en alpha et en oméga de<br />toute la stratégie économique française. Oui à une protection ciblée là où elle est<br />nécessaire, mais attention à ne pas freiner toute prise de risque. La France n’est pas un<br />musée de cire.<br />&lt;p&gt;Tous les Français ne sont pas égaux face à la mondialisation. Certains sont largement<br />gagnants, du fait de leur formation ou du secteur dans lequel ils travaillent. Un salarié bien<br />formé dans une branche où la France est très compétitive peut tirer profit de la<br />mondialisation. Il doit être encouragé, stimulé, plutôt que protégé. En retour, il est normal<br />qu’il contribue à la solidarité nationale. Il en va de même pour un fonctionnaire ou un<br />salarié travaillant dans un secteur peu exposé à la concurrence internationale.<br />&lt;p&gt;En revanche, certains salariés sont en première ligne, sans avoir les « outils » pour se battre<br />à armes égales avec la concurrence internationale. Ils ont besoin d’être accompagnés pour<br />ne pas subir personnellement les conséquences de la mondialisation. Face au processus de<br />« destruction créatrice » théorisé par Joseph Schumpeter, le politique n’a pas le droit de<br />regarder des pans de l’industrie disparaître en laissant des ouvriers sur le carreau sous<br />prétexte que de nouveaux secteurs émergent à côté. Ce n’est pas parce que le numérique<br />a créé 700 000 emplois depuis 15 ans et qu’il devrait en créer au moins 450 000 d’ici 20154<br />qu’il faut fermer les yeux sur la situation des anciens salariés de l’industrie textile.<br />Le défi politique ne consiste pas à indemniser les « perdants de la mondialisation », comme<br />le préconise trop souvent la gauche, au mépris de la dignité des personnes concernées qui<br />se trouvent alors enfermées dans l’assistanat, et ce au prix d’un gâchis humain et<br />économique considérable. Le défi consiste à aider chacun à trouver sa place dans le<br />système économique et social. Parce que chaque Français est important.<br />&lt;p&gt;C’est alors un engagement en faveur de la reconversion, de la formation et de<br />l’accompagnement actif qui s’impose. L’expérience prouve qu’il n’y aucune fatalité : quand,<br />dans une ancienne région minière, s’installe un constructeur automobile japonais, des<br />perspectives s’ouvrent à tous ceux qui peuvent se former. Quand, dans un quartier sensible,<br />on implante une zone franche, on attire les entrepreneurs et on accompagne le retour<br />vers l’emploi, le taux de chômage peut baisser.<br />Le besoin de protection des salariés<br />concerne en réalité moins l’emploi qu’ils<br />occupent à un instant donné – personne<br />n’est sérieusement capable de le garantir -<br />que leur capacité à faire face aux<br />circonstances à venir. C’est ce qu’on<br />appelle l’employabilité. Voilà un point sur<br />lequel notre modèle doit absolument<br />progresser : protégeons les personnes en<br />leur donnant les armes pour construire<br />leur destin, au lieu de prétendre protéger<br />leurs postes, ce que l’Etat ne peut pas faire<br />pour tous les Français.<br />&lt;p&gt;Dans certains cas, la politique de protection peut aussi passer par une intervention directe<br />en soutien à une filière en crise : on l’a vu en 2009 lorsque, grâce à la réactivité de Nicolas Sarkozy, l’Etat a sauvé la filière automobile française en accordant des prêts à taux<br />préférentiel aux constructeurs automobiles à court de trésorerie en raison de la crise. Il<br />aurait été irresponsable de laisser disparaître plus de 700 000 emplois (directs ou induits)<br />et une industrie stratégique. Il faut insister sur le fait que cette intervention de l’Etat n’est<br />pertinente que si elle est ponctuelle, proportionnée et qu’elle vise des secteurs d’avenir<br />ou ayant un réel intérêt stratégique. Car l’interventionnisme démesuré d’un Etat qui joue<br />au pompier désordonné peut aussi se traduire par des fiascos monumentaux ! Le soutien<br />artificiel à certains secteurs structurellement déclinants dans les années 70-80 a coûté aux<br />contribuables des milliards, qui auraient pu au contraire contribuer à préparer les<br />reconversions des salariés concernés et à investir dans des secteurs d’avenir.<br />&lt;p&gt;Gagner en parts de marché, en parts de voix, en parts d’influence<br />On ne construit pas l’avenir d’un pays uniquement sur un principe de protection. L’Etat<br />n’est pas une nounou et les responsables politiques doivent préparer l’avenir, susciter<br />l’enthousiasme, créer une dynamique porteuse… Voilà pourquoi je propose aux Français<br />de s’ouvrir au monde. En cela, la stratégie que je propose est radicalement différente de<br />l’approche protectionniste. Elle est aux antipodes du FN ou du PS qui proposent chacun<br />un déclin progressif d’une France rabougrie, forcément condamnée dans la compétition<br />internationale. Vouloir fermer les frontières pour se protéger, mais en réalité disparaitre<br />progressivement, non merci !<br />&lt;p&gt;Dans les situations de crise, il y a ceux qui battent en retraite et se replient sur la défense<br />égoïste de leurs petits pécules déclinants. Et puis, il y a ceux qui partent à l’offensive. J’aime<br />beaucoup ce message – sans doute apocryphe - que Foch aurait envoyé au Grand Quartier<br />Général pendant la Grande Guerre alors que l’ennemi mettait ses armées dans une<br />situation périlleuse : « Mon centre cède, ma droite recule, situation excellente, j'attaque ! »<br />Oui, les défis à relever dans la compétition internationale sont difficiles mais les Français<br />sont plutôt bien placés pour les relever : nous avons des femmes et des hommes parmi les<br />mieux formés au monde, des infrastructures exceptionnelles, des leaders mondiaux dans<br />des secteurs porteurs, des liens privilégiés avec des pays à fort potentiel de croissance…<br />&lt;p&gt;C’est le moment pour nos acteurs économiques de partir à la conquête du monde et d’en<br />finir avec les complexes.<br />L’esprit de conquête nous incite à investir encore et<br />toujours dans l’éducation, la formation et l’innovation.<br />&lt;p&gt;Notre majorité a posé des jalons très forts avec<br />l’autonomie des universités, le crédit impôt recherche,<br />les investissements d’avenir. Il faut continuer !<br />L’esprit de conquête nous oblige à transformer notre<br />tissu industriel pour l’orienter vers l’export en misant<br />sur la croissance de nos PME conquérantes.<br />Il nous invite à cibler les pays émergents qui<br />connaissent des croissances à deux chiffres, à<br />regarder l’Asie, l’Afrique comme des partenaires<br />et des clients potentiels, plutôt que comme des<br />menaces.<br />&lt;p&gt;Je crois dans le génie français. Je crois dans notre<br />capacité à prendre en main notre destin et à<br />peser sur l’avenir du monde. Ceux qui nous<br />proposent le protectionnisme font souvent référence à la Nation avec des trémolos dans<br />la voix. Ils se présentent comme des patriotes mais en fait, ils n’ont aucune confiance dans<br />l’avenir de notre pays, dans les forces de notre communauté nationale. Ils ont peur. Et ils<br />nous sous-estiment.<br />&lt;p&gt;Toute proportion gardée, c’est la même et vieille histoire qui se répète dans notre pays si<br />souvent traversé par des sentiments contradictoires. Ah ! La vieille histoire du choix à<br />poser entre la résignation et le courage. Entre la peur contre l’audace. Entre le repli sur<br />soi ou la force de la créativité.<br />&lt;p&gt;En 1940, un vieux maréchal était persuadé que la France n’avait plus aucune chance, qu’elle<br />n’avait plus d’issue. Qu’il fallait abandonner le combat. Pétain disait vouloir sauver les<br />meubles et il a tout perdu : l’honneur et la guerre.<br />&lt;p&gt;En 1940, un général français a fait le pari du combat, le pari de l’audace, le pari de l’avenir.<br />Le Général de Gaulle a sauvé l’honneur de la France et il a gagné la guerre !<br />Je veux que notre pays renoue avec l’espérance et l’esprit de conquête, qu’il gagne en parts<br />de marché, en parts de voix, en parts d’influence. Je veux qu’il rayonne, et non pas qu’il se<br />congèle.<br />&lt;p&gt;Voilà un projet plus enthousiasmant pour les jeunes générations que la perspective d’une<br />fermeture de nos frontières.</div> <p>Cette politique n’évacue pas la question de l’équilibre des échanges internationaux. Mais plutôt que le repli, elle défend le principe de réciprocité. Par exemple, il n’est pas normal que les contraintes environnementales ou sanitaires qui pèsent sur les industriels européens au nom de la sauvegarde de la planète ou de la santé des consommateurs soient ignorées lorsqu’il s’agit de biens importés. Dans cette logique, nous soutenons le principe d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe, ou encore un respect aussi scrupuleux des normes sanitaires que les produits ou matières viennent d’Europe ou d’ailleurs. De même, il n’est pas acceptable que certains pays ferment – par la loi ou de fait - leurs marchés publics aux entreprises européennes alors que nous les ouvrons à la concurrence extra-européenne. L’Europe se doit d’être plus offensive dans les négociations internationales et sans doute faut-il donner des mandats plus exigeants à la Commission européenne afin qu’elle défende mieux les intérêts des pays européens dans le cadre de l’OMC. Par ailleurs, la préférence communautaire doit s’appliquer, notamment dans le secteur agricole. Pour lutter contre les déséquilibres dramatiques sur les marchés mondiaux des matières premières agricoles, il est indispensable de construire une régulation internationale, sur la base des grandes zones régionales. </p> <p>Le principe de réciprocité n’est pas une affaire de slogans simplistes ou de décisions unilatérales. Il est un combat permanent, le résultat d’un rapport de forces où la capacité de conviction et d’influence dans les instances internationales sont des éléments primordiaux. Dans ces conditions, la résignation est une faute politique mais les rodomontades populistes sont vaines ! Le Président de la République a montré pendant la présidence Française de l’Union européenne et pendant la présidence du G20 que la France pouvait faire entendre sa voix et défendre ses intérêts lorsqu’elle le faisait avec intelligence et détermination. Il faut soutenir cette logique. La politique réaliste et ambitieuse que je défends reconnaît le besoin de protection des citoyens et leur apporte des réponses, sans ériger la protection en alpha et en oméga de toute la stratégie économique française. Oui à une protection ciblée là où elle est nécessaire, mais attention à ne pas freiner toute prise de risque. La France n’est pas un musée de cire. </p> <p>Tous les Français ne sont pas égaux face à la mondialisation. Certains sont largement gagnants, du fait de leur formation ou du secteur dans lequel ils travaillent. Un salarié bien formé dans une branche où la France est très compétitive peut tirer profit de la mondialisation. Il doit être encouragé, stimulé, plutôt que protégé. En retour, il est normal qu’il contribue à la solidarité nationale. Il en va de même pour un fonctionnaire ou un salarié travaillant dans un secteur peu exposé à la concurrence internationale. </p> <p>En revanche, certains salariés sont en première ligne, sans avoir les « outils » pour se battre à armes égales avec la concurrence internationale. Ils ont besoin d’être accompagnés pour ne pas subir personnellement les conséquences de la mondialisation. Face au processus de « destruction créatrice » théorisé par Joseph Schumpeter, le politique n’a pas le droit de regarder des pans de l’industrie disparaître en laissant des ouvriers sur le carreau sous prétexte que de nouveaux secteurs émergent à côté. Ce n’est pas parce que le numérique a créé 700 000 emplois depuis 15 ans et qu’il devrait en créer au moins 450 000 d’ici 20154 qu’il faut fermer les yeux sur la situation des anciens salariés de l’industrie textile. Le défi politique ne consiste pas à indemniser les « perdants de la mondialisation », comme le préconise trop souvent la gauche, au mépris de la dignité des personnes concernées qui se trouvent alors enfermées dans l’assistanat, et ce au prix d’un gâchis humain et économique considérable. Le défi consiste à aider chacun à trouver sa place dans le système économique et social. Parce que chaque Français est important. </p> <p>C’est alors un engagement en faveur de la reconversion, de la formation et de l’accompagnement actif qui s’impose. L’expérience prouve qu’il n’y aucune fatalité : quand, dans une ancienne région minière, s’installe un constructeur automobile japonais, des perspectives s’ouvrent à tous ceux qui peuvent se former. Quand, dans un quartier sensible, on implante une zone franche, on attire les entrepreneurs et on accompagne le retour vers l’emploi, le taux de chômage peut baisser. Le besoin de protection des salariés concerne en réalité moins l’emploi qu’ils occupent à un instant donné – personne n’est sérieusement capable de le garantir - que leur capacité à faire face aux circonstances à venir. C’est ce qu’on appelle l’employabilité. Voilà un point sur lequel notre modèle doit absolument progresser : protégeons les personnes en leur donnant les armes pour construire leur destin, au lieu de prétendre protéger leurs postes, ce que l’Etat ne peut pas faire pour tous les Français. </p> <p>Dans certains cas, la politique de protection peut aussi passer par une intervention directe en soutien à une filière en crise : on l’a vu en 2009 lorsque, grâce à la réactivité de Nicolas Sarkozy, l’Etat a sauvé la filière automobile française en accordant des prêts à taux préférentiel aux constructeurs automobiles à court de trésorerie en raison de la crise. Il aurait été irresponsable de laisser disparaître plus de 700 000 emplois (directs ou induits) et une industrie stratégique. Il faut insister sur le fait que cette intervention de l’Etat n’est pertinente que si elle est ponctuelle, proportionnée et qu’elle vise des secteurs d’avenir ou ayant un réel intérêt stratégique. Car l’interventionnisme démesuré d’un Etat qui joue au pompier désordonné peut aussi se traduire par des fiascos monumentaux ! Le soutien artificiel à certains secteurs structurellement déclinants dans les années 70-80 a coûté aux contribuables des milliards, qui auraient pu au contraire contribuer à préparer les reconversions des salariés concernés et à investir dans des secteurs d’avenir. </p> <p>Gagner en parts de marché, en parts de voix, en parts d’influence On ne construit pas l’avenir d’un pays uniquement sur un principe de protection. L’Etat n’est pas une nounou et les responsables politiques doivent préparer l’avenir, susciter l’enthousiasme, créer une dynamique porteuse… Voilà pourquoi je propose aux Français de s’ouvrir au monde. En cela, la stratégie que je propose est radicalement différente de l’approche protectionniste. Elle est aux antipodes du FN ou du PS qui proposent chacun un déclin progressif d’une France rabougrie, forcément condamnée dans la compétition internationale. Vouloir fermer les frontières pour se protéger, mais en réalité disparaitre progressivement, non merci ! </p> <p>Dans les situations de crise, il y a ceux qui battent en retraite et se replient sur la défense égoïste de leurs petits pécules déclinants. Et puis, il y a ceux qui partent à l’offensive. J’aime beaucoup ce message – sans doute apocryphe - que Foch aurait envoyé au Grand Quartier Général pendant la Grande Guerre alors que l’ennemi mettait ses armées dans une situation périlleuse : « Mon centre cède, ma droite recule, situation excellente, j'attaque ! » Oui, les défis à relever dans la compétition internationale sont difficiles mais les Français sont plutôt bien placés pour les relever : nous avons des femmes et des hommes parmi les mieux formés au monde, des infrastructures exceptionnelles, des leaders mondiaux dans des secteurs porteurs, des liens privilégiés avec des pays à fort potentiel de croissance… </p> <p>C’est le moment pour nos acteurs économiques de partir à la conquête du monde et d’en finir avec les complexes. L’esprit de conquête nous incite à investir encore et toujours dans l’éducation, la formation et l’innovation. </p> <p>Notre majorité a posé des jalons très forts avec l’autonomie des universités, le crédit impôt recherche, les investissements d’avenir. Il faut continuer ! L’esprit de conquête nous oblige à transformer notre tissu industriel pour l’orienter vers l’export en misant sur la croissance de nos PME conquérantes. Il nous invite à cibler les pays émergents qui connaissent des croissances à deux chiffres, à regarder l’Asie, l’Afrique comme des partenaires et des clients potentiels, plutôt que comme des menaces. </p> <p>Je crois dans le génie français. Je crois dans notre capacité à prendre en main notre destin et à peser sur l’avenir du monde. Ceux qui nous proposent le protectionnisme font souvent référence à la Nation avec des trémolos dans la voix. Ils se présentent comme des patriotes mais en fait, ils n’ont aucune confiance dans l’avenir de notre pays, dans les forces de notre communauté nationale. Ils ont peur. Et ils nous sous-estiment. </p> <p>Toute proportion gardée, c’est la même et vieille histoire qui se répète dans notre pays si souvent traversé par des sentiments contradictoires. Ah ! La vieille histoire du choix à poser entre la résignation et le courage. Entre la peur contre l’audace. Entre le repli sur soi ou la force de la créativité. </p> <p>En 1940, un vieux maréchal était persuadé que la France n’avait plus aucune chance, qu’elle n’avait plus d’issue. Qu’il fallait abandonner le combat. Pétain disait vouloir sauver les meubles et il a tout perdu : l’honneur et la guerre. </p> <p>En 1940, un général français a fait le pari du combat, le pari de l’audace, le pari de l’avenir. Le Général de Gaulle a sauvé l’honneur de la France et il a gagné la guerre ! Je veux que notre pays renoue avec l’espérance et l’esprit de conquête, qu’il gagne en parts de marché, en parts de voix, en parts d’influence. Je veux qu’il rayonne, et non pas qu’il se congèle. </p> <p>Voilà un projet plus enthousiasmant pour les jeunes générations que la perspective d’une fermeture de nos frontières.</p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/le-pari-du-courage.html</link>
      <pubDate>Sat, 06 Aug 2011 14:43:00 +0000</pubDate>
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      <title>Jeunesse : quels chemins de réussite individuelle et collective ?</title>
      <description><![CDATA[<p>Après avoir porté le printemps arabe dans les pays du Nord de l’Afrique, la jeunesse exprime son malaise dans les pays européens menacés par leurs dettes souveraines&nbsp;: hier la Grèce, aujourd’hui l’Espagne… Chaque pays doit répondre aux interrogations que lui pose sa jeunesse. </p> <p>C’est un sujet essentiel, au moment où les jeunes Français font du bonheur une affaire totalement privée. D’après l’enquête sur la «&nbsp;jeunesse du monde&nbsp;» publiée en début d’année par la Fondation pour l’innovation politique, ils sont très satisfaits de leur vie personnelle, mais ils ne croient plus du tout en l’avenir de leur pays&nbsp;! Ils ont l’impression de fermer le cycle de la prospérité économique et de la puissance occidentale. Cette morosité tranche avec l’envie d’en découdre des jeunesses indiennes et chinoises. </p> <p>Il est vrai que pour la première fois en temps de paix, les jeunes qui arrivent sur le marché du travail connaissent une situation plus difficile que celle de leurs parents&nbsp;: risque de prendre le «&nbsp;descendeur&nbsp;» social, inadéquation entre la formation et l’emploi, marché de l’immobilier saturé… La baisse du chômage des jeunes depuis un an est un bon signal mais elle ne suffit pas à rassurer. Au-delà de la conjoncture économique, on observe une défiance à l’égard des institutions, la tentation du repli identitaire, ou &nbsp;la volonté de partir à tout prix avec la certitude que la réussite n’est possible qu’à l’étranger&nbsp;! Sans parler du risque de la «&nbsp;lutte des âges&nbsp;» et du conflit générationnel&nbsp;: c’est simple, la moitié des Français ont une image négative des jeunes…&nbsp; Et en retour, 40 % des jeunes ne veulent pas payer pour les retraites de leurs aînés&nbsp;!&nbsp; </p> <p>Après la réforme des retraites, le chantier sur le financement de la dépendance mobilise les énergies. Ce sont deux chantiers majeurs pour faire face aux évolutions démographiques mais les défis du vieillissement ne doivent pas faire oublier les défis de la jeunesse. Il ne faudrait pas que les débats de la prochaine présidentielle négligent les jeunes, qu’ils ne tiennent pas compte de leurs attentes, de leurs rêves, de la société qu’ils ont envie de construire ! </p> <p>Ce que nous souhaitons pour notre jeunesse, <strong>c’est le contraire de ce que lui fait miroiter le PS</strong>&nbsp;: plutôt que de lui promettre «&nbsp;l’égalité réelle&nbsp;», nous devons lui proposer les outils pour prendre en main son destin par la méritocratie. Plutôt que de la rendre dépendante aux aides en tout genre au risque de l’enfermer dans l’assistanat, nous devons l’encourager et lui faire confiance. &nbsp;Pour cela, avec Génération France.fr, nous avons développé deux axes de propositions&nbsp;: </p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>1-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong><strong>Réinventer le lien entre la jeunesse et la communauté nationale </strong></p> <p>Les jeunes sont loin des décideurs et des décisions. Pourtant, ce sont eux les citoyens d’aujourd’hui et de demain, il faut les encourager à prendre des responsabilités le plus tôt possible. Au sein des partis d’abord, et c’est pourquoi <strong>je propose qu’une partie des financements des partis politiques soient conditionnés à leur effort en matière de formation et de détection des jeunes talents.</strong> A l’UMP, nous avons déjà commencé&nbsp;! </p> <p>Mais pas seulement au sein des partis&nbsp;: au quotidien tout simplement&nbsp;! Depuis la suppression du service militaire, le sens du «&nbsp;service à la Nation&nbsp;» est devenu un peu désuet. Pire, la mixité sociale n’est plus un rendez-vous obligatoire. C’est pourquoi je souhaite que l’on institue un service civique obligatoire. Aujourd’hui, le service civique volontaire n’est pas valorisé, ce n’est pas un atout sur un CV. Pourtant, ça devrait être un gage de citoyenneté, d’ouverture, d’expérience… </p> <p>J’entends déjà les arguments des sceptiques&nbsp;contre un service civique obligatoire&nbsp;: anachronique, trop cher, inapplicable, synonyme de travail forcé, d’emploi déguisé… Que chaque jeune donne quatre mois pour remplir des missions de service public, je pense que c’est un bel engagement, pour soi et pour les autres. Le service civique ne cherche pas à se substituer à des emplois existants. Au contraire, il permettra aux jeunes de remplir des missions qui, actuellement,&nbsp; ne font pas l’objet d’un financement. Il doit être l’occasion, pour chacun, de rendre à la Nation un peu de ce qu’elle lui a donné&nbsp;: mais aussi de se découvrir des intérêts, des vocations ou encore d’exercer ses talents au service de la solidarité nationale. &nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>2-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong><strong>Renforcer les liens entre le monde éducatif et le monde du travail&nbsp;</strong></p> <p>Aujourd’hui, le&nbsp; monde professionnel est absent des enseignements scolaires ou universitaires. Sans remettre en cause la vocation de l’école ou de l’université, qui est de transmettre un savoir, il faut inscrire une continuité entre ces deux mondes.</p> <p>Cela commence au collège. Aujourd’hui, on essaye de formater toute une classe d’âge dans le collège unique sous prétexte de donner à tous les mêmes chances. <strong>Pourquoi ne pas ouvrir des classes «&nbsp;métiers-études&nbsp;» sur les modèles des classes «&nbsp;sport-études&nbsp;» pour permettre aux jeunes qui le souhaitent d’axer une partie de leur enseignement sur le monde professionnel, la découverte des métiers et les savoir-faire techniques&nbsp;? </strong>Les classes métiers-études, comme les classes sport-études, seraient des classes d’ouverture. Tout devra rester possible après&nbsp;: s’orienter vers une filière générale, un lycée technique professionnel ou un CFA&nbsp;(Centre de formation d’apprentis) ! La clé de la réussite, c’est le choix et pas l’orientation par défaut.</p> <p>De même, dans la continuité de la philosophie du «&nbsp;collège unique&nbsp;», on a construit «&nbsp;l’université pour tous&nbsp;». C’est un leurre, nous le savons ! Le résultat&nbsp;: une orientation massive en première année d’université où finit encore par se pratiquer une sélection par l’échec… Ce n’est bon, ni pour le moral de nos étudiants, ni pour nos finances publiques&nbsp;! Pour éviter les déconvenues, <strong>je propose d’introduire un entretien de motivation à l’entrée de l’université. Sans faire de la sélection – parce que l’université doit accueillir tous les profils passionnés – </strong>cet entretien doit être l’occasion de créer un premier contact avec l’étudiant, évoquer ses attentes, son parcours, et ses perspectives.<strong> </strong></p> <p>L’université est le temple du savoir&nbsp;: il faut en faire une force. On devrait entrer «&nbsp;à l’université&nbsp;» en général,&nbsp; pas seulement dans une «&nbsp;faculté&nbsp;» en particulier. <strong>Je propose de faire du ticket d’entrée à l’université un accès à toutes les formations existantes.</strong> <strong>On doit pouvoir faire de la finance et du grec en même temps&nbsp;!</strong> Dans cette perspective, démocratiser en France le système anglo-saxon des <em>«&nbsp;major&nbsp;»</em> et <em>«&nbsp;minor&nbsp;»</em> me semble indispensable. Actuellement les parcours des universitaires restent trop cloisonnés, cela les dessert quand ils arrivent sur le marché du travail&nbsp;!</p> <p>Toutes ces propositions impliquent une nouvelle définition de la réussite&nbsp;: <strong>pour nous la réussite, ce n’est pas forcément sortir d’une grande école. La réussite ne se compte pas seulement en euros&nbsp;!</strong> Réussir, c’est aussi innover, accomplir des projets dans tous les domaines, professionnels, artistiques, associatifs, sociaux et familiaux. <strong>Et sur le chemin de la réussite, on doit aussi avoir le droit à l’échec. </strong></p> <p>Voilà notre objectif&nbsp;: donner à chaque jeune la possibilité d’exprimer son potentiel et lui transmettre des valeurs qui renforcent la communauté et la solidarité nationales.</p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/jeunesse-quels-chemins-de-reussite-individuelle-et-collective-.html</link>
      <pubDate>Mon, 06 Jun 2011 14:43:00 +0000</pubDate>
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      <title>L’égalité hommes - femmes, plus que jamais l’affaire de tous</title>
      <description><![CDATA[<p><strong>Lorsque j’étais Président de groupe à l’Assemblée nationale, j’avais initié un cycle de travail commun avec nos amis députés allemands, membres du groupe CDU / CSU au Bundestag&nbsp;: parmi les thèmes sur lesquels je souhaitais que nous travaillions ensemble, celui de l’égalité entre les sexes me tenait particulièrement à cœur. </strong>Ce projet de collaboration entre nos deux majorités parlementaires a été poursuivi par mon successeur, Christian Jacob. Plusieurs rencontres ont été organisées et Marie-Jo Zimmermann, chargée d’animer le groupe de travail dédié à la question de l’égalité, m’a confié à quel point les problématiques se posaient avec la même acuité pour les femmes des deux côtés du Rhin. </p> <p><strong>Pour marquer une étape dans ce travail, nous avons déposé une proposition de résolution qui devrait être votée cette semaine par l’Assemblée nationale. Ce geste souligne la mobilisation des députés français et les efforts qu’il reste à accomplir. Que demandons-nous au Gouvernement&nbsp;? </strong></p> <p><strong>Nous faisons d’abord un constat implacable&nbsp;: 51% de femmes françaises, 47% de femmes actives en France, 27% d’écarts de salaires entre les femmes et les hommes dans notre pays</strong>. Ce dernier chiffre s’explique par bien des circonstances, mais aucune n’est atténuante&nbsp;! En effet, comment comprendre que les employeurs rémunèrent automatiquement moins les femmes que les hommes en les estimant moins mobiles ou disponibles&nbsp;? Comment accepter que les secteurs dits «&nbsp;féminins&nbsp;» soient moins valorisés que les autres&nbsp;? Et que par voie de conséquence, dans le même hôpital, une infirmière, Bac + 2, soit moins bien rémunérée qu’un agent chef en charge des locaux, CAP en poche<sup>(1)</sup> ? Non pas que l’agent chef mérite moins&nbsp;! Mais l’infirmière mérite peut-être mieux. Et que dire des 82% de femmes qui fournissent les bataillons de travailleurs à temps partiels&nbsp;? Les inégalités de salaires sont en fait le symptôme d’une échelle de valeur implicite sur le marché du travail, selon laquelle les femmes ne sont visiblement pas des travailleurs comme les autres. Mais une fois que l’on a dit cela, comment agir&nbsp;? </p> <p>La proposition de résolution telle que définie par l’article 34-1 de la Constitution, nouvel outil hérité de la révision constitutionnelle de 2008, nous a semblé être un véhicule pertinent. <strong>Plutôt que de vouloir voter de nouvelles lois, nous demandons au Gouvernement d’agir pour que les lois déjà votées par la représentation nationale, les anciennes comme les très récentes, soient strictement respectées. </strong></p> <p>Et sur les écarts de rémunération, il y a du travail&nbsp;! Je pense notamment aux dispositions votées dans le cadre de la loi portant réforme des retraites, selon lesquelles les entreprises du plus 50 salariés non couvertes par un accord, ou à défaut, par un plan relatif à l’égalité professionnelle, risquent désormais une pénalité financière. Voter cette disposition était plus qu’urgent, quant on sait qu’en 2008, seulement 7,5% des entreprises ont signé un accord sur l’égalité…&nbsp; De même, la transparence sur les salaires nous semble primordiale. Prévu par la loi de 1983 et renforcé par la loi de 2001, le rapport de situation comparée des conditions générales d’emploi est supposé assurer cette transparence. En 2009, moins d’une entreprise sur deux l’effectuait… Et parmi celles qui montraient de la bonne volonté, très peu en ont fait le socle de leur négociation ou de leur plan pour l’égalité. Pourtant ce rapport, véritable diagnostic, donne la marche à suivre. Au Gouvernement d’assurer l’applicabilité de la sanction pour pousser les entreprises à réaliser sérieusement le rapport de situation comparée et sur cette base, à négocier tout aussi sérieusement&nbsp;!</p> <p><strong>Nous confions aussi au Gouvernement la difficile tâche d’agir sur nos schémas culturels dans le cadre de ses politiques publiques. </strong></p> <p>Nous souhaitons notamment que les jeunes soient encouragés à effectuer leurs choix d’orientation et de projet professionnels indépendamment des valeurs féminines ou masculines traditionnellement rattachées aux métiers. Il ne faut pas que le monde du travail continue à se fissurer silencieusement en séparant les femmes et les hommes d’un point de vue vertical – pourquoi les instituteurs sont-ils plus souvent des femmes et les professeurs d’université plus souvent des hommes – mais aussi d’un point de vue horizontal – pourquoi dans un comité exécutif, il y a plus souvent «&nbsp;une&nbsp;»&nbsp; directrice des ressources humaines et «&nbsp;un&nbsp;» directeur financier&nbsp;? </p> <p>C’est pourquoi nous souhaitons aussi que l’accès des femmes aux postes de responsabilité ne soit pas simplement évacué par la loi que nous avons votée sur la parité dans les conseils d’administration. Au-delà des conseils, il y a les instances de direction, il y a aussi les Institutions représentatives du personnel, les conseils de prud’hommes, et la haute fonction publique&nbsp;! Sur ce sujet, notre collègue Françoise Guégot a rendu un rapport au Président de la république, qui je l’espère, sera suivi d’effets. </p> <p>On ne peut pas souhaiter que les femmes investissent pleinement le marché du travail sans souhaiter aussi que notre vision de la parentalité évolue. L’entreprise ne doit plus voir en ses salariés simplement des femmes et des hommes mais plutôt une majorité de mères et de pères, tous également impliqués dans l’éducation de leurs enfants, tous également préoccupés par le mode de garde de leurs enfants, tous également susceptibles d’avoir un enfant malade à soigner ou de prendre un congé parental… Nous souhaitons donc que les entreprises s’impliquent plus sur ce terrain. Cela veut dire accorder moins d’importance au présentéisme et plus au télé-travail mais aussi développer les crèches d’entreprises (moins de 2% des entreprises le font&nbsp;!) et le versement d’une aide financière aux frais de garde. </p> <p>J’aimerais que cette proposition de résolution soit un message entendu, à la fois par le Gouvernement et par les entreprises. Cet effort pour l’égalité est un effort qui doit être à la fois collectif et local, à l’échelle de chaque entité familiale, entrepreneuriale, institutionnelle, et politique… </p> <p>Et d’ailleurs, je ne m’exonère pas de cet effort&nbsp;! <strong>Si la parité politique n’est pas présente dans la proposition de résolution, je suis bien conscient du défi qui attend l’UMP dans ce domaine</strong>. A l’occasion de la journée de la femme le 8 mars dernier, j’ai confié aux Secrétaires départementaux la tâche primordiale d’encourager dès maintenant les futurs talents féminins parmi nos adhérentes et nos militantes pour faire émerger les élues de demain. Cela va demander du temps et de la persévérance mais nous devons progresser. J’ai d’ailleurs souhaité que notre équipe de secrétaires nationaux laisse une large place aux femmes, tout comme notre équipe de délégués généraux et de délégués généraux adjoints. Le projet 2012 ne se fera pas sans elles. La France de demain non plus. </p> <div><br /> <hr size="1" /> <div> <p>(1) Rachel Silvera, Séverine Lemière, <em>comparer les emplois entre les femmes et les hommes, de nouvelles pistes vers l’égalité professionnelle</em>, </p> </div> </div>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/legalite-hommes-femmes-plus-que-jamais-laffaire-de-tous.html</link>
      <pubDate>Wed, 06 Apr 2011 14:43:00 +0000</pubDate>
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      <title>La sanction, première des préventions</title>
      <description><![CDATA[<p>Lorsque la jeune Laetitia a été assassinée en janvier dernier à  Pornic, l’indignation a été unanime. Mais depuis que l’émotion  médiatique est retombée, tout le monde semble avoir déjà oublié que  cette affaire révélait de graves dysfonctionnements de notre système  judiciaire et exigeait des réponses concrètes et pragmatiques. </p> <p>D’un  côté, le PS continue à croire, avec un laxisme incroyable, que sanction  et prison sont des gros mots –Marylise Lebranchu, ancienne Garde des  sceaux, vient de promettre que si la gauche revenait au pouvoir elle  supprimerait près de 15.000 places de prison, ainsi que la rétention de  sûreté et les peines-plancher! De l’autre côté, le FN se livre à une  surenchère répressive qui valide l’adage selon lequel tout ce qui est  excessif est insignifiant –Marine Le Pen veut rétablir la guillotine  pour les trafiquants de drogue.&nbsp; Pour ma part, je suis convaincu que la  question de l’application des peines et de la récidive mérite mieux  qu’un concours de laxisme et d’outrance. </p> <p>Ma conviction est  claire: la sanction est la première des préventions. J’en veux pour  preuve le grand succès de la sécurité routière: entre 2001 et 2010 la  mortalité a baissé de plus de 50% sur nos routes, ce qui représente plus  de 23.000 vies sauvées. Si la mortalité a reculé de manière si  spectaculaire, c’est essentiellement parce que les conducteurs sont plus  vigilants car ils savent qu’ils peuvent être sanctionnés au moindre  écart. </p> <p>Ce qui vaut pour la sécurité routière vaut pour  l’insécurité en général! Le problème est que les sanctions ne sont pas  suffisamment exécutées. Les forces de police sont efficaces, mais la  machine judiciaire n’arrive pas à suivre. Ainsi, nombre de délinquants  condamnés, y compris à des peines de prisons, n’effectuent jamais leur  peine. Cet état de fait crée un sentiment d’impunité qui encourage la  délinquance et sape l’autorité de l’Etat. Ce phénomène a deux causes  principales: le manque de places en prison, et les procédures  judiciaires qui sont trop longues avec des responsabilités diluées qui  favorisent la réduction des peines. C’est pour combler ces deux lacunes  majeures, qu’avec l’UMP, je propose d’agir sur trois axes:</p> <h3>Raccourcir le délai entre le jugement et l’exécution de la peine </h3> <p>Le  manque de place en prison est la première raison de l’inexécution des  peines. Depuis 2002, nous avons construit 13.200 places. Mais il faut  poursuivre cet effort. L’ouverture de nouvelles places en prison  progresse plus lentement que l’augmentation du nombre de condamnés: pour  60.000 détenus aujourd’hui, la France devrait passer 80.500 en 2017...  Et cela sans prendre en compte le fait que, faute de place, il y a un  stock d’environ 80.000 peines de prison ferme qui ne sont pas exécutées.  </p> <p>Au total, il manque donc près de 20.000 places de prison dans  notre pays. Pour la période 2012-2017, il faudra donc construire 20.000  places de prison supplémentaires. Nous devons envisager pour cela de  nouvelles constructions, sur des terrains appartenant à l’Etat (pourquoi  pas d’anciennes emprises militaires?), mais aussi la rénovation de  prisons anciennes. A ceux qui dénonceraient le «tout carcéral», je  réponds que la France, avec 100 détenus pour 100.000 habitants, se situe  dans la moyenne basse des pays européens. </p> <p>Si le parc carcéral  français atteignait les 80.000 places (soit 130 places pour 100.000  habitants), la France ne ferait que rejoindre les nombreux pays  (Pays-Bas, Espagne, Portugal, Grande-Bretagne) qui connaissent un taux  de détention situé entre 110 et 150 pour 100.000 habitants. Et nous  sommes là bien loin de la situation américaine, peu enviable, dans  laquelle plus de 700 personnes sur 100.000 habitants sont détenues!</p> <p>Cette  augmentation massive du parc carcéral doit s’accompagner d’une  redéfinition des rôles entre les magistrats dans l’application des  peines. </p> <p>Aujourd’hui toute personne condamnée à 2 ans de prison a  vocation à être reçue par un juge d’application des peines qui peut  transformer sa peine en une sanction alternative (travail d’intérêt  général, bracelet électronique etc.). En plus d’allonger le délai entre  le moment où la sanction est jugée et exécutée, ce dispositif manque de  transparence, notamment pour les victimes car c’est le juge  d’application des peines qui, dans un huis-clos, a le dernier mot sur la  nature et la longueur de la peine. C’est pourquoi il faut donner au  parquet l’entière responsabilité de l’exécution des peines et recentrer  le juge d’application des peines sur le suivi des détenus et les  éventuels contentieux entre le parquet et le condamné. En complément de  cette mesure, il faut supprimer la procédure d’aménagement systématique  des peines de moins de 2 ans qui ne doit sa justification qu’au manque  de places en prison.</p> <h3>Assurer l’application effective des peines prononcées </h3> <p>Les  peines de prison font l’objet de tellement de réductions automatiques  au cours de leur exécution qu’elles en sont dénaturées. Sur le fond,  rien ne justifie ces réductions automatiques, mises en place pour faire  face au sous-dimensionnement du parc carcéral, exactement comme les  amnisties et grâces collectives, que le président de la République a  supprimées à juste raison! Ces réductions de peines sont d’autant plus  inutiles que les aménagements accessibles à mi-peine permettent déjà  d’encourager les détenus à bien se conduire, à suivre un traitement ou à  indemniser leurs victimes. </p> <p>Nous ne devons donc conserver que les  remises de peine pour bonne conduite et supprimer toutes les autres.  Dans le même esprit, il ne faut pas accorder de libération  conditionnelle avant que les 2/3 de la peine aient été purgés, comme  c’est le cas en Espagne. Quant à la liberté conditionnelle, elle ne  devrait être accordée qu’une fois que le détenu aura purgé les 3/4 de la  peine. </p> <p>En ce qui concerne les mineurs, une sanction totalement  déconnectée de la réalité des faits (rappel à la loi ou amende qui peut  pénaliser lourdement des familles modestes) semble sans effet. Il paraît  plus efficace d’ouvrir la possibilité d’effectuer des travaux d’intérêt  général, pour les mineurs dès l’âge de 14 ans avec l’autorisation des  parents, pour qu’ils réparent par eux-mêmes les dégâts qu’ils ont  causés. </p> <p>Enfin, il faut évidement réfléchir à associer des  citoyens aux juges d’application des peines, tirés au sort sur les  listes électorales, pour les décisions de libération conditionnelle des  criminels condamnés à 10 ans de prison et plus. Une telle association  permettrait de donner corps au principe selon lequel la justice est  rendue au nom du peuple français et de renforcer le lien entre les  citoyens et l’institution judiciaire.</p> <h3>Mieux prévenir la récidive </h3> <p>La  récidive est une des causes de perte de confiance dans la justice. Nous  devons tout faire pour éviter que des récidivistes passent encore,  beaucoup trop souvent, à travers les mailles du filet. Pour réussir,  nous devons améliorer notre capacité à identifier les récidivistes  potentiels. </p> <p>Pour cela, il faut utiliser les meilleures méthodes  scientifiques de dépistage et d’évaluation (celles que recommande  l’Académie de Médecine qui sont fondées sur l’étude statistique  objective du passé du détenu, et non sur des critères moins opérants  comme l’expression de regret ou le fait d’avoir entamé des études en  prison). Bien sûr, une méthode scientifique ne dira jamais la vérité  d’un homme et ne permettra jamais de prédire l’avenir. Mais elle doit  éclairer davantage les décisions de nos juges. Aucune libération  conditionnelle ne devrait être possible sans que la juridiction  d’application des peines ne dispose d’une évaluation du risque de  dangerosité fondée sur l’analyse statistique du passé criminel du  détenu. </p> <p>La lutte contre la récidive passera aussi par un  renforcement de l’arsenal pénal. La loi de février 2008 a instauré la  rétention de sûreté, qui permet de retenir dans des centres fermés des  personnes ayant commis des crimes d’une extrême gravité et présentant  des risques élevé de récidives à leur sortie de prison. Mais elle ne  concerne que les criminels condamnés à 15 ans de réclusion. Nous  proposons d’abaisser ce seuil à 10 ans. </p> <p>Enfin, actuellement, un  coupable d’une agression sexuelle (délit) qui se rend ensuite coupable  d’un viol (crime) n’est pas légalement un récidiviste, mais simplement  un réitérant.&nbsp; Il serait conforme à la justice que les réitérants  puissent se voir appliquer des peines-plancher au même titre que les  récidivistes. </p> <p>Ces propositions pourraient être en partie  intégrées dans la réforme de la justice dont nous débattrons au  printemps et nourrir le projet de l’UMP pour 2012. Elles n’ont qu’un  objectif: se donner les moyens de renforcer l’autorité et la crédibilité  de notre système judiciaire pour améliorer la sécurité de nos  concitoyens. </p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/la-sanction-premiere-des-preventions.html</link>
      <pubDate>Tue, 22 Mar 2011 14:43:00 +0000</pubDate>
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      <title>Réformer oui, mais comment ?</title>
      <description><![CDATA[<p>J’ai la conviction que, pour la première fois, l’élection présidentielle de 2012 ne se jouera pas seulement sur les propositions de réforme mais aussi sur la question du «&nbsp;comment&nbsp;». </p> <p>Beaucoup de Français sont conscients d’un changement d’époque, ils perçoivent la nécessité de transformations dans notre pays mais ils en ont peur. Ils seront donc prêts à se réfugier dans le <em>statu quo</em>, si nous nous révélons incapables de mieux les associer au changement. Dans un contexte de très forte défiance des Français à l’égard des politiques, des syndicats, des médias, alors que les marges budgétaires sont restreintes,&nbsp; il ne suffit pas <strong>de dire ce qu’il faudrait faire. Il faut aussi expliquer comment nous comptons le faire. </strong>Le discours sur la méthode est indispensable pour lutter contre le scepticisme des Français. </p> <p>C’est pourquoi j’ai récemment organisé, dans le cadre de Génération France.fr, un grand forum sur la gouvernance. Avec l’ensemble des intervenants et avec le public, nous avons tenté de répondre à une question très simple&nbsp;: comment faire de la réforme un choix partagé et assumé par une majorité de Français&nbsp;? Cette question, c’est celle de la confiance en l’action publique. Voici quelques pistes pour la retrouver&nbsp;: </p> <h3><strong>1/ Renouveler notre démocratie sociale</strong></h3> <p>Syndicats faibles et donc tentés par la radicalisation, jeu de rôle dans les négociations<strong>…</strong> Il est temps de sortir de la partition à laquelle se résume trop souvent le dialogue social aujourd’hui&nbsp;: les syndicats qui appellent à la grève, les manifestations, quelques blocages, et en fin de compte, c’est le gouvernement qui tranche. Pour cela, il est indispensable de redéfinir clairement les prérogatives de l’ensemble des acteurs. </p> <p>C’est pourquoi, dès le début du quinquennat, je propose que soient lancées les «&nbsp;Assises de la nouvelle démocratie sociale&nbsp;». Ces Assises viseraient à préparer une «&nbsp;loi-cadre&nbsp;»&nbsp; qui définirait ce qui relève à 100% de l’Etat et de la loi&nbsp;; ce qui relève à 100% des partenaires sociaux et de la convention&nbsp;; et enfin, ce qui relève de compétences partagées entre l’Etat et les partenaires sociaux. En clair, il s’agit de revenir à l’article 34 de la Constitution qui précise que «&nbsp;la loi détermine les principes fondamentaux du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.&nbsp;». La Constitution parle bien des «&nbsp;principes fondamentaux&nbsp;», pas de l’heure de la pause café&nbsp;!</p> <p>Un exemple&nbsp;? La durée légale du travail. Pourquoi ne pas passer d’une durée légale du travail à des durées conventionnelles du travail, négociées par les partenaires sociaux, en fonction des besoins des entreprises et des attentes des salariés&nbsp;? Les partenaires sociaux ne sont-ils pas mieux placés que les parlementaires pour définir l’organisation du travail ? Bien sûr, la loi pourrait intervenir en dernier ressort pour éviter les abus.</p> <p>&nbsp;</p> <h3><span style="text-decoration: underline;"><strong>2/ Poser les bases d’une nouvelle citoyenneté active</strong><strong></strong></span></h3> <p>Les citoyens ne se contentent plus d’un vote tous les 5 ans pour exprimer leur avis. Le «&nbsp;top-down&nbsp;» ne marche plus… La révolution numérique a précipité l'émergence d'un citoyen nouveau, connecté et surinformé, qui souhaite participer à l'élaboration de la décision politique.</p> <p>Pour créer un espace de débat, il faut au préalable construire des diagnostics partagés, sur la base d’expertises fiables. C’était un point majeur sur les retraites et la seule contribution que nous devons au PS&nbsp;: la création d’un Conseil d’Orientation, qui a fait un état des lieux accepté par tous. Il faut donc systématiser ce recours à un diagnostic partagé, en rationalisant les 719&nbsp;instances consultatives placées auprès du Premier Ministre, puis en donnant aux parlementaires la possibilité de saisir directement les organismes experts qui travaillent aujourd’hui davantage pour le Gouvernement. La méthode des livres verts (la parole de toutes les parties prenantes concernées par une réforme) et des livres blancs (le bilan de la concertation) a aussi tout son sens en amont du travail parlementaire. </p> <p>Le diagnostic partagé permet au Gouvernement, aux parlementaires et aux parties prenantes de mieux travailler … Il donne aussi les termes du débat aux citoyens&nbsp;! Nous ne devons jamais craindre d’associer les Français directement à la réflexion et à la prise de décision. </p> <p>Je propose donc de donner de nouvelles prérogatives à la Commission nationale du débat public pour en faire le lieu vivant du débat public en France. Aujourd’hui, elle ne peut être saisie que sur des questions d’aménagement du territoire ou d’équipement. Pourquoi ne pas lui demander d’organiser aussi des débats nationaux sur des sujets de société ? Vu le déficit de culture de la concertation en France, il est nécessaire de consolider une instance visible, garante des valeurs intrinsèques au débat - impartialité, respect de la parole d'autrui, liberté de participer à l'action publique. Le débat sur l’identité nationale aurait pris un tout autre sens s’il avait été organisé par la CNDP plutôt que par le ministère de l’immigration au sein des préfectures&nbsp;!</p> <p>Mais le débat citoyen ne doit pas se limiter à des salles fermées avec un micro qui se balade&nbsp;: il a toute sa place sur Internet, à condition que des sites dédiés permettent de guider la discussion de manière constructive et d’assurer la visibilité de tous les points de vue. Mieux encore&nbsp;<strong>: </strong>je crois que c’est surtout dans le suivi des réformes et de l’administration que nous pourrions largement améliorer l’association des citoyens. Il ne suffit pas de leur demander la parole avant le vote d’une loi mais aussi après, pour nous dire comment elle est appliquée. Ce qui coince, comment l’administration l’interprète&nbsp;; voilà qui serait une vraie avancée&nbsp;!</p> <p><strong><span style="text-decoration: underline;">&nbsp;</span></strong></p> <h3>3/ Faire de l’évaluation une «&nbsp;hygiène de vie&nbsp;» &nbsp;et s’assurer ainsi que l’action publique est bien au service des citoyens. </h3> <p>La dernière réforme constitutionnelle a permis de renforcer le Parlement en lui confiant la mission essentielle d’évaluer les politiques publiques. C’est très positif, mais le Parlement, dans son organisation actuelle, peine à se saisir de cette nouvelle tâche. Plutôt que de demander plus de moyens, je propose le rattachement de la  Cour des comptes au Parlement, pour les missions d’évaluation et de contrôle. D’un côté, nous avons une institution qui publie des rapports de grande qualité sans parvenir à se faire entendre&nbsp;; de l’autre, des parlementaires qui veulent savoir comment sont appliquées les lois qu’ils votent et qui ont le poids politique pour passer du constat à la proposition. Pourquoi ne pas rapprocher ses forces au service d’une action publique plus efficace&nbsp;? </p> <p>D’ailleurs je crois qu’il faudrait systématiquement prendre un moment, au milieu du quinquennat, pour faire une pause législative de 6 mois destinée à faire uniquement de l’évaluation et du contrôle. Fermer le robinet à lois permet mécaniquement de freiner l’explosion des normes. De plus, une pause forcée poussera le législateur à devenir pleinement un «&nbsp;évaluateur&nbsp;», ne serait-ce que pour garder de la visibilité...</p> <p>Après vous avoir livré ces quelques propositions, j’attends vos observations&nbsp;! L’essentiel pour moi, c’est que la réforme change de visage. Qu’elle ne soit pas vue comme une menace pour notre modèle social, mais comme une opportunité pour le défendre. Pour le promouvoir. Pour l’améliorer et le transmettre à nos enfants&nbsp;!</p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/reformer-oui-mais-comment-.html</link>
      <pubDate>Tue, 22 Feb 2011 14:43:00 +0000</pubDate>
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      <title>Apprendre l’anglais, une priorité</title>
      <description><![CDATA[<p>A l’occasion d’un déplacement dans les Vosges, lors d’une table ronde avec des chefs d’entreprises locales, j’avais rencontré une entrepreneuse jeune et énergique qui dirige une de ces PME qui sont le creuset de notre économie. Alors que nous abordions la question de l’export, j’avais senti chez elle une réticence. Je l’avais alors interrogé: </p> <blockquote> <p><em>«Vous avez du mal à obtenir l’accompagnement financier? Vous n’avez pas une offre adaptée?» </em></p> </blockquote> <p>Elle m’avait répondu spontanément que les problèmes n’étaient pas du tout de cet ordre:</p> <blockquote> <p><em>«Au contraire, la qualité de la chocolaterie française est reconnue à l’international. Nous bénéficions du prestige de la gastronomie nationale. On m’a même sollicitée à plusieurs reprises pour participer à des salons internationaux mais je n’ose pas y aller… Je ne parle vraiment pas bien anglais. Les langues étrangères, ça n’a jamais été mon point fort!»</em></p> </blockquote> <p>Bien sûr, le cas de cette chocolatière des Vosges n’est pas représentatif de toutes nos PME, mais il est à mon sens symptomatique du complexe que les Français –notamment lorsqu’ils sont nés avant les années 1990– entretiennent avec les langues étrangères. Cela peut paraître anecdotique mais en fait, c’est à mon sens un véritable problème qui nous pénalise terriblement. </p> <p>Cette méfiance n’est pas nouvelle. D’ailleurs le manque d’études à ce sujet dans notre pays trahit en lui-même un désintérêt pour l’apprentissage des langues étrangères. L’évaluation de nos compétences en langues étrangères est l’angle mort de nos statistique sur l’enseignement: dans «l’état de l’école», le document qui produit chaque année des indicateurs de performance et de statistiques sur l’Education nationale, il y a 29 indicateurs (dont le niveau en lecture ou en mathématiques) mais pas un sur la maîtrise des langues! L’étude la plus récente à laquelle j’ai eu accès sur notre niveau de langues date ainsi de 2002… </p> <p>Cette étude comparait la maîtrise de l’anglais chez les élèves de 15 à 16 ans en France, au Danemark, en Finlande, aux Pays-Bas, en Norvège, en Espagne et en Suède. Notre pays arrivait bon dernier avec en moyenne 30,6% de bonnes réponses aux questions posées aux élèves contre 38,3% à leurs homologues espagnols, 59,7% pour les Finlandais, 61,6% pour les Hollandais et plus de 70% pour les Suédois et les Norvégiens! Pire, notre niveau avait même baissé par rapport à 1996, date à laquelle une étude comparable avait été menée: à l’époque notre niveau était proche de celui des Espagnols. </p> <p>Ces lacunes doivent évidement beaucoup à notre histoire: pendant des siècles la France a été la langue de la diplomatie et de la culture. C’est Charles Quint –alors que son empire hispano-autrichien était à son apogée et avant même le grand siècle de Louis XIV– qui disait «<em>la langue française est langue d'Etat, la seule propre aux grandes affaires».</em> Les Français en ont tiré une fierté légitime et ont longtemps estimé que c’était aux autres de faire l’effort de parler notre langue, et pas l’inverse. Ce réflexe est compréhensible: les «anglicisants» ont le même réflexe aujourd’hui, ils parlent encore moins de langues étrangères que les Français!</p> <p>Mais les temps ont changé. Qu’on le veuille ou non, c’est l’anglais –ou au moins, une forme d’anglais– qui a supplanté le français comme langue véhiculaire dans le monde. On peut le regretter, mais on ne peut pas se permettre de ne pas en tirer les conséquences. Notre mauvaise maîtrise des langues nous coûte trop cher à au moins deux niveaux:</p> <ul> <li><strong>1/ Au niveau économique</strong>, comme le montre cette expérience vosgienne. Beaucoup de marchés à l’international échappent à nos PME, freinés par la barrière de la langue, quand les Allemands gagnent des parts de marchés notamment parce qu’ils ne rechignent pas à parler un bon anglais!</li> <li><strong>2/ Mais cela limite aussi notre capacité à nous ouvrir au monde.</strong> Comment les Français peuvent-ils comprendre les défis nouveaux du monde en ne comprenant que leur langue? Bien souvent, nous nous replions alors sur des comparaisons historiques –la France de 2010 par rapport à celle de 1981– plutôt que de faire des comparaisons internationales –la France d’aujourd’hui par rapport à nos voisins. On le voit encore dans le débat sur les 35 heures que j’ai voulu relancer: pour comprendre les enjeux de ce débat, il est préférable d’avoir une vision de la compétition internationale.</li> </ul> <p>Je ne suis bien sûr pas le premier à faire ce constat. Depuis une dizaine d’années, l’Education nationale a fait des efforts importants pour développer les langues vivantes dès le primaire. Ainsi, en 2002, 24,7% des classes de CE2 bénéficiaient d’un enseignement d’une langue étrangère. En 2010, la proportion est passée à 99,7% (dont 90% apprennent l’anglais)! C’est un progrès impressionnant qu’il faut saluer: il montre que l’Education nationale peut faire la preuve d’une faculté d’adaptation remarquable! </p> <p>Il est encore trop tôt pour tirer un bilan de ce tournant spectaculaire pris par l’Education nationale. Nous devrions en voir tout le bénéfice dans les années à venir. Mais, avant même ce bilan, je crois que nous devons aller encore plus loin dans notre action en faveur des langues étrangères. L’étude de 2002 sur la comparaison des niveaux de langues en Europe pointait notamment deux lacunes de l’enseignement des langues en France:</p> <h3>1/ L’enseignement commence trop tard </h3> <p>Cette faiblesse a été corrigée puisque quasiment 100% des élèves de CE2 sont initiés à une langue étrangère. La familiarisation avec l’anglais se fait aussi –par le jeu et les chansons– dans des classes maternelles. C’est une option qu’il faudra généraliser au-delà des établissements «favorisés». Mais ce qui compte, c’est aussi la méthode d’apprentissage. On a souvent pointé du doigt la focalisation de l’enseignement scolaire sur la grammaire et l’écrit, au détriment de l’oral et de l’amélioration de l’aisance. En mettant la barre assez haut sur les règles à maîtriser, on complexe parfois les élèves qui n’osent plus prendre la parole de peur de se tromper. L’évaluation systématique des méthodes d’apprentissage pour voir celles qui marchent et celles qui ne marchent pas est désormais indispensable à l’échelle nationale. Au-delà de la formation initiale, il faut que les entreprises comprennent l’avantage qu’elles auraient à développer massivement l’apprentissage/le perfectionnement de leurs salariés en anglais. Des cours d’anglais de qualité dispensés à des salariés motivés pour partie «à la conquête du monde» peuvent offrir un retour sur investissement considérable. Mais là aussi, l’évaluation des méthodes est primordiale: attention aux charlatans!</p> <h3>2/ Les élèves français étaient moins «exposés» que les autres élèves européens à une langue étrangère </h3> <p>Les Français ne sont confrontés à l’anglais qu’en cours, alors que les élèves des pays nordiques ou des Pays-Bas regardent fréquemment à la télévision des films ou des émissions en VO et sous-titrées dans leur langue maternelle –les coûts de postsynchronisation n’étant pas rentables pour les langues les moins parlées. Cette différence est décisive! Pourquoi aujourd’hui n’adopterions-nous pas la même politique en France? Les films ou les séries anglo-saxonnes qui sont diffusées à la télévision française pourraient l’être en anglais et sous-titrées en français, au moins sur le service public. Ce serait d’ailleurs l’occasion de faire «d’une pierre trois coups»: les Français amélioreraient mécaniquement leur maîtrise de l’anglais mais aussi leur niveau de français via la lecture des sous-titres, tandis que les malentendants pourraient enfin profiter plus de la télévision! Il faut d’ailleurs noter que, parmi les jeunes générations, ils sont déjà de plus en plus nombreux à regarder en VO les films et séries sur internet.</p> <p>Je crois que cette proposition –même si elle ne peut pas changer toute la donne à elle seule– mérite d’être étudiée sans tabou, d’autant qu’elle ne coûterait pas un euro à l’Etat français et pourrait enrichir beaucoup à nos enfants! </p> <p>J’entends déjà les critiques des ardents défenseurs de la francophonie: «Qu’ils maîtrisent déjà le français!». Ce n’est pas moi, qui aime passionnément notre langue, qui vais leur donner tort: la maîtrise du français n’est évidemment pas négociable! C’est d’ailleurs pour cela que j’ai proposé d’introduire un examen à la fin du primaire pour vérifier que les savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter) sont acquis avant l’entrée en sixième. Mais la maîtrise du français et d’une langue étrangère ne sont pas incompatibles. Bien au contraire! </p> <p>A ce stade, il ne s’agit que de pistes de réflexion. Avec l’UMP, nous allons organiser une réflexion en profondeur pour proposer un plan de bataille sur ce thème. Je souhaite que, dans la perspective de 2012, nous fassions de l’apprentissage des langues étrangères un chantier majeur pour notre pays. Le développement et l’influence de la France dans le monde dépendent d’abord de notre capacité à comprendre et à être compris!</p> <p><em><strong>Jean-François Copé</strong></em></p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/apprendre-langlais-une-priorite.html</link>
      <pubDate>Fri, 04 Feb 2011 14:43:00 +0000</pubDate>
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      <title>Sept grandes tendances qui changent notre monde… et nous invitent à changer</title>
      <description><![CDATA[<p>La première décennie du siècle a été marquée par des bouleversements de plus en plus compliqués et de plus en plus rapides à l’échelle de la planète. Globalement, ces bouleversements ont conduit à une remise en cause inédite du «&nbsp;leadership&nbsp;» occidental. <strong>Il en résulte une difficulté à penser notre monde qui peut paralyser les décideurs et angoisser les citoyens</strong> lorsqu’ils ont le sentiment d’être livrés à eux-mêmes face à des dynamiques qui les dépassent. </p> <p><strong>Cette angoisse fait le jeu des populistes</strong>, aussi bien aux Etats-Unis –avec le mouvement des «&nbsp;Tea-Party&nbsp;»- qu’en Europe – avec la montée de partis extrémistes, dont le FN et le Parti de gauche sont les visages français. Ces deux mouvements n’apportent évidemment aucune réponse aux problèmes qu’ils dénoncent&nbsp;; ils attisent seulement des peurs qui sont leur fonds de commerce électoral. C’est un phénomène malheureusement classique en période de crise. On ne peut pas le contrer si l’on s’enferme dans le déni du réel. </p> <p>Au contraire, il faut regarder la réalité en face, faire l’effort de la comprendre avant de proposer des solutions crédibles sur le long terme. A mon sens, sept grandes tendances lourdes qui ont marqué les débuts de ce siècle doivent être prises en compte au commencement de cette nouvelle année. C’est une condition pour mieux préparer l’avenir.</p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>1/ La fin de l’économie de l’endettement oblige les Etats à dépenser moins et les entreprises à se financer autrement</strong>. </p> <p>Les années «&nbsp;Greenspan&nbsp;» du crédit et de l’endettement faciles ont permis aux pays les plus riches de vivre au-dessus de leurs moyens mais ils ont aussi créé une bulle financière&nbsp;: les liquidités disponibles dans le monde progressent de 15 % l’an, soit près de quatre fois plus vite que le PIB. L’éclatement de cette bulle en 2008 sonne le glas de l’économie de la dette. Confrontées à de nouvelles règles prudentielles, les banques vont devoir limiter drastiquement leur volume de crédit. </p> <p>Cela impose pour les Etats une réduction de la dépense publique et une relance des politiques en faveur de la compétitivité. S’ils ne font pas cet effort, ils risquent de perdre peu à peu leur souveraineté au profit de leurs créanciers, c’est-à-dire les pays émergents, moins endettés, plus dynamiques et où se trouvent aujourd’hui les plus grandes réserves de liquidités (50% de taux d’épargne en Chine, 38% en Inde). </p> <p>Quant aux entreprises, surtout les PME, elles auront encore plus de mal à se financer par l’emprunt classique. Il est donc vital de leur trouver de nouvelles sources de financement non-bancaires et notamment de mieux orienter l’épargne des Français (15% du revenu disponible des ménages) vers les fonds propres des entreprises. C’est un chantier essentiel pour les années à venir.</p> <p>&nbsp;</p> <p>2/ <strong>L’avènement des puissances émergentes impose un changement de stratégie économique.</strong></p> <p>Souvent vu exclusivement comme une menace, le dynamisme des pays émergents est aussi une chance dans la mesure où l’économie mondiale n’est pas un jeu à somme nulle&nbsp;: la croissance des émergents n’est pas qu’un transfert de richesses à notre détriment. C’est un rattrapage normal – et pas indéfini - pour des pays dont le revenu par habitant est encore assez faible. Ce développement peut nous profiter, si nous sommes capables d’y arrimer notre économie. A l’image de ce qu’a connu l’Europe avec les Trente Glorieuses, cette forte croissance se traduit par l’émergence massive de classes moyennes (600 millions de Chinois par exemple) et par une urbanisation rapide (en 1950, 72% de la population mondiale vivait la campagne, aujourd’hui plus d’un homme sur 2 habite en ville). La France, qui a un savoir faire mondialement reconnu dans les infrastructures urbaines ou dans l’industrie de la grande consommation et du luxe, pourrait davantage tirer parti de ces nouveaux marchés.&nbsp;&nbsp; </p> <p>Reste qu’on ne peut pas s’en tenir à un discours «&nbsp;béat&nbsp;» sur la mondialisation. Aujourd’hui, elle fait aussi des «&nbsp;perdants&nbsp;» –en particulier les travailleurs les moins qualifiés des pays développés. A ce jour, selon la logique de l’Etat Providence, les politiques publiques ont surtout consisté à les «&nbsp;indemniser&nbsp;» de leur perte d’emploi, sans intégrer véritablement le bouleversement systémique de la nouvelle concurrence internationale. <strong>Certes, l’Etat ne peut pas tout, mais le fait de verser des allocations ne l’exonère pas de ses responsabilités. Il a le devoir de créer les conditions qui permettent à chacun de gagner sa vie par le travail, quelle que soit la concurrence internationale. </strong>Comment créer cet environnement qui remettrait dans le jeu les actuels «&nbsp;perdants de la mondialisation&nbsp;»&nbsp;? </p> <p>A mon sens, nous devons agir sur trois leviers. </p> <ul> <li><strong>La baisse du coût du travail, sans réduction de salaires</strong>. Nous n’éviterons pas un débat sur la question du temps de travail et sur le poids des charges sociales. La sortie de la logique des 35h et le transfert d’une part des cotisations sociales vers une TVA anti-délocalisation seront deux grands débats incontournables pour 2012.</li> <li><strong>Le renforcement de l’employabilité de chaque Français. </strong>L’éducation et la formation professionnelle tout au long de la vie sont la meilleure des assurances chômage, à condition d’avoir un bon système d’orientation et de véritables incitations à la reconversion qui empêchent l’assistanat. Là encore, c’est un rendez-vous majeur pour 2012.</li> <li><strong>L’exigence d’une plus grande réciprocité dans les échanges internationaux. </strong>En phase de «&nbsp;décollage&nbsp;», il est normal d’accorder des conditions extrêmement favorables à des pays en développement. Maintenant que certains sont devenus des puissances affirmées, il paraît légitime de mettre en place des conditions d’échange plus équilibrées pour lutter contre le dumping&nbsp;: nos entreprises doivent pouvoir bénéficier à l’international des mêmes droits que ceux qui sont accordés chez nous aux investisseurs étrangers. Par ailleurs, l’instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe devrait permettre d’intégrer le coût environnemental des produits que nous importons.</li> </ul> <p>&nbsp;</p> <p><strong>3/ La crise économique et environnementale a accéléré la prise de conscience de la nécessité d’une gouvernance mondiale. </strong></p> <p>Le rééquilibrage des pouvoirs au FMI, acté récemment au G20 de Séoul, illustre l’avènement d’une gestion plus collégiale des affaires du monde. Les pays européens ont accepté de perdre deux sièges au conseil d’administration et plus de 6% des droits de vote au sein du FMI ont été transférés de pays surreprésentés - principalement des pays riches et producteurs de pétrole - vers des pays émergents sous-représentés. Alors que les réponses à certains enjeux –comme la protection de l’environnement, ou la gestion des matières premières- passent obligatoirement par des accords internationaux, il est dans l’intérêt de tous de réunir les plus grands pays autour d’une même table pour réfléchir à notre avenir commun. La France doit être à la pointe de ces mouvements de rééquilibrage&nbsp;: il est légitime et souhaitable que de grands pays –comme les BRIC- soient associés à la conduite du monde. </p> <p><strong>&nbsp;</strong></p> <p><strong>4/ Les turbulences de la zone euro montrent que le déficit de l’Europe n’est pas seulement budgétaire, il est aussi politique&nbsp;! </strong></p> <p>Bien sûr les attaques contre l’Euro ont pour causes directes les défauts de compétitivité, l’endettement public massif et la faillite du système financier. Mais les difficultés que nous avons à y répondre sont ailleurs. On a cru qu’une monnaie unique et quelques règles communes pouvaient se substituer à un projet politique en voie d’essoufflement. La crise est un rappel à l’ordre. Cette construction européenne qui paraissait si solide est en fait très fragile dès lors que la volonté politique et l’adhésion démocratique passent au second plan. Plus que jamais, l’Europe doit rester unie face à la crise mais la suite du projet européen passe par un retour du politique, tout particulièrement au niveau franco-allemand. La convergence de nos deux pays pour constituer ce G2 auquel je suis tant attaché est un impératif.</p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>5/ Le vieillissement est un défi à l’échelle mondiale. Ne comptons pas sur l’immigration pour le résoudre en Europe. </strong></p> <p><strong>Le monde, hors Afrique subsaharienne, a achevé sa transition démographique.</strong> Il n’y a plus la vieille Europe d’un côté, et les jeunes émergents de l’autre. Selon l’INED, la natalité mondiale est aujourd’hui de 2,5 enfants par femme, et décroît désormais beaucoup plus vite dans les pays du Sud que dans les pays du Nord. Aujourd’hui, par exemple, Algérie, Tunisie ou Vietnam, trois pourvoyeurs d’immigration en France dans les dernières années, ont un taux de fécondité inférieur au taux français, respectivement 1,76, 1,71 et 1,93 enfants par femme. Ces données doivent nous amener à anticiper le défi global que représente le vieillissement du monde, et à reconsidérer la question des flux migratoires. Au-delà des problèmes d’intégration qu’une arrivée non maîtrisée de populations étrangères peut entraîner, l’immigration ne pourra pas servir de variable d’ajustement démographique entre le Nord et le Sud. Il y aurait un certain égoïsme à vouloir dépeupler des pays du Sud, notamment de leurs élites, pour pallier nos manques démographiques alors même que ces pays vont avoir besoin de toutes leurs forces vives pour faire face à un vieillissement très rapide de leurs propres populations ! <strong>Pour l’Europe, la vraie réponse à l’hiver démographique ne peut pas être l’immigration&nbsp;; c’est la natalité.</strong> Il est temps que l’Union européenne réagisse. Nous pourrions proposer un agenda européen commun de la famille qui fasse le pari d’accéder au renouvellement des populations européennes (2,1 enfants par femme) d’ici à 2050. Cet objectif n’est pas irraisonnable&nbsp;: il a fallu un peu plus de 30 ans à la  France pour passer de 1,7 enfants par femme en 1975 à 2 enfants en 2008. C’est à la fois un des moyens les plus sûrs de sauver notre modèle social sur le long terme et d’enrayer le déclin économique de notre continent.</p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>6/ L’Europe laïcisée est rattrapée par le fait religieux</strong>. L’Europe, France en tête, a connu un processus de sécularisation unique au XXème siècle. La religion a été reléguée dans le domaine privé et les Européens ont agi comme si la question de Dieu était universellement réglée. Mais l’Europe – ainsi que la Chine marquée par le communisme athée - sont une exception dans un monde où la religion est au contraire omniprésente&nbsp;: aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, au Proche-Orient, en Inde, en Afrique… Le facteur religieux est même un élément qu’on ne peut pas ignorer dans les relations internationales. Le Quai d’Orsay s’est ainsi récemment doté d’un pôle «&nbsp;religions&nbsp;» pour intégrer cette donne. Sur la scène intérieure, la religion revient également dans le débat public, principalement avec le développement de l’islam qui ne théorise pas la distinction entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux. La France et l’Europe en prennent conscience, elles ne feront pas l’économie d’une grande réflexion sur les religions et leur place dans la vie publique. L’enjeu majeur est d’assurer la liberté de conscience et de garantir la liberté de culte tout en luttant contre une instrumentalisation du religieux par le politique.</p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>7/ La leçon de Wikileaks&nbsp;: le progrès technique ne doit pas être déconnecté de l’éthique.</strong> C’est évidement une avancée qu’en quelques clics, chaque citoyen ait un accès instantané à une information de qualité. Mais quand des informations confidentielles sont mises en ligne sans hiérarchisation et sans prendre en compte les dangers qu’elles peuvent entraîner pour le personnel diplomatique, est-ce vraiment un progrès&nbsp;? Cette question se pose au sujet de toutes les avancées technologiques qui voient le jour à une vitesse stupéfiante dans le numérique, les biotechnologies, les nanotechnologies… Nous pouvons parfois être fascinés au point de perdre notre sens critique. Scientifiques, dirigeants économiques, journalistes, élus, citoyens, nous devons tous assumer nos responsabilités en gardant à l’esprit qu’il n’y a pas de véritable progrès technologique sans progrès éthique. </p> <p>&nbsp;</p>]]></description>
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      <pubDate>Mon, 03 Jan 2011 13:33:00 +0000</pubDate>
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      <title>La Chine, un partenaire économique à privilégier</title>
      <description><![CDATA[<p>Aux yeux des Chinois, la France est un pays qui compte, en particulier par son poids international. Notre place motrice au cœur de l’Europe, à côté de l’Allemagne, notre siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, notre influence au G20, notre présence à la tête d’organisations internationales comme le FMI ou l’OMC, sont autant d’atouts qui font de la France un interlocuteur politique important pour la Chine.<br /><br />Comme j’ai pu le mesurer lors de ma visite en Chine, du 1er au 5 décembre derniers, avec Jean-Pierre Raffarin, notamment quand nous avons rencontré le vice-Premier ministre Li Keqiang, les Chinois sont très intéressés par les démarches françaises en faveur d’une nouvelle gouvernance mondiale. Nous avons des intérêts communs à défendre. La Chine pourrait d’ailleurs collaborer sur au moins deux priorités portées par la France, alors qu’elle préside le G20.</p> <h3><br />1) La réforme du système monétaire international</h3> <p><br />On assiste à un «yo-yo» monétaire inquiétant: par exemple, depuis 10 ans, l’euro a gagné 40 % face au dollar, alors même que l’économie de la zone euro ne se porte pas mieux que celle des Etats-Unis… Aujourd’hui on voit bien que beaucoup d’Etats sont tentés de mener une dévaluation pour payer leurs déficits ou doper leurs exportations. Cette situation n’est pas viable à long terme: elle crée des déséquilibres tels qu’une nouvelle crise mondiale de très grande ampleur peut se préparer. Ce n’est dans l’intérêt de personne! A cet égard, la décision de la Chine en juin dernier de réévaluer graduellement le yuan est un signe très positif. Nous pouvons avoir un dialogue constructif sur ce sujet: d’autant plus qu’une réévaluation raisonnable du yuan est bien sûr dans l’intérêt de la Chine elle-même, c’est en effet le meilleur moyen de lutter contre une inflation galopante et une surchauffe de l’économie. La France plaide ainsi pour un système international moins volatil, moins dépendant du dollar, en favorisant l’emploi de l'instrument monétaire créé par le FMI, les droits de tirages spéciaux (DTS), pour équilibrer le cours des devises. Ce serait une avancée utile pour la France comme pour la Chine.</p> <h3><br />2) La réduction de la spéculation sur les matières premières</h3> <p>Avec la crise, le cours des matières premières aurait dû baisser, cela n’a pas été le cas, notamment à cause de la spéculation. Dans ce contexte, la France propose de réguler le fonctionnement des marchés de dérivés des matières premières, de renforcer en amont le dialogue entre producteurs et consommateurs pour laisser moins de prise à la spéculation, d’accroître la transparence sur le marché des matières premières agricoles (en ce qui concerne par exemple les politiques de stockage), et de créer au niveau international des outils assuranciels pour permettre aux pays importateurs de se couvrir contre la volatilité des cours. La Chine, qui a un grand besoin de matières premières pour son développement, a intérêt à mener ce combat avec la France.<br /><br />Ces intuitions et ces combats que nous partageons au niveau mondial sont le signe de relations de confiance. Pourtant, il y a un décalage entre la grande qualité de nos relations bilatérales et l’anémie de nos relations économiques. Certes la France s’appuie sur un réseau de près de 1.400 entreprises implantées en Chine, mais cela ne permet pas à notre partenariat de décoller vraiment. Notre part de marché en Chine est seulement de 1,3% contre environ 4,85% pour l’Allemagne. Au premier semestre 2010, les exportations de produits allemands en Chine ont bondi de 56% pour atteindre 25,2 milliards d’euros (contre seulement 5,5 milliards pour la France).<br /><br />A nous, Français, de mieux comprendre les besoins et le mode de fonctionnement de la Chine. Les entreprises françaises doivent renforcer leurs coopérations avec leurs homologues chinoises, à l’image des partenariats fructueux qu’Areva, Alstom ou EDF ont su mener à bien depuis des années pour renforcer le parc nucléaire civil chinois. Plus généralement, je crois aussi que la France, qui a parfois tendance à se refermer sur elle-même, doit prendre exemple sur la Chine pour s’ouvrir sans complexe sur le monde. En moins de 10 ans, la France est devenue la 1ère destination non anglo-saxonne pour les étudiants chinois qui vont à l’étranger, c’est très encourageant. J’aimerais désormais que ce soit au tour des étudiants français de se tourner massivement vers la Chine!<br /><br />Aux Chinois aussi de ne pas craindre d’ouvrir leur économie aux pays développés. Nous devons engager des discussions de fond sur la protection de la propriété intellectuelle, l’accès aux marchés publics en Chine et la possibilité pour les entreprises européennes d’acquérir des partenaires chinois.<br /><br />La coopération économique est l’un des sujets majeurs sur lesquels que nous avons pris rendez-vous avec nos homologues chinois. Dans ce domaine, nous ne devons pas faire preuve de timidité: l’arrimage à l’économie chinoise est indispensable –comment se tenir éloigné d’un pays qui connaît une croissance à deux chiffres et devrait, à ce rythme, devenir la première économie mondiale en 2040 ? En Chine comme partout ailleurs, notre influence politique ne perdurera que si nous gagnons également en poids économique. </p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/la-chine-un-partenaire-economique-a-privilegier.html</link>
      <pubDate>Thu, 30 Dec 2010 13:33:00 +0000</pubDate>
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      <title>Génération France.fr sera au cœur des débats pour 2012</title>
      <description><![CDATA[<p>Je viens d'être élu Secrétaire général de l'UMP. </p> <p>Vous avez été plusieurs à vous interroger sur la pérennité de GénérationFrance.fr du fait de cette nouvelle fonction. <strong>Je tenais donc à vous réaffirmer, comme j'ai déjà pu le faire à plusieurs occasions, qu'il va de soi que la réflexion de notre club GénérationFrance.fr continue, avec les mêmes objectifs, c'est-à-dire de fournir une plateforme électorale à Nicolas Sarkozy à la fin du 1<sup>er</sup> semestre 2011. </strong></p> <p>Notre club GénérationFrance.fr aura un rôle d'autant plus important qu'il participera activement aux travaux du Conseil des think tanks et clubs politiques que je souhaite créer au sein de l'UMP. Car je reste convaincu que la bataille des idées sera primordiale dans la victoire de notre candidat en 2012.</p> <p>Après nos forums sur la dette et la dépense publique, le travail et la nouvelle croissance, notre prochain forum aura lieu en janvier prochain sur le thème de la gouvernance&nbsp;: «&nbsp;comment réformer en France&nbsp;?&nbsp;»</p> <p style="text-align: left;"><strong>Merci encore de votre participation et de votre soutien !<br /></strong></p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/generation-francefr-sera-au-cur-des-debats-pour-2012.html</link>
      <pubDate>Sat, 04 Dec 2010 13:33:00 +0000</pubDate>
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      <title>Education : tout se joue à l’école primaire et maternelle !</title>
      <description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, en France, <strong>quatre écoliers sur dix sortent du CM2 avec de graves lacunes</strong> : cela fait 300 000 élèves chaque année. 3 millions en dix ans ! Près de 200 000 d’entre eux ont des acquis fragiles et insuffisants en lecture, écriture et calcul ; plus de 100 000 n’ont pas la maîtrise des compétences de base dans ces domaines. Et la situation va en se dégradant depuis 15 ans. Or, toutes les études montrent qu’un élève entrant en 6<sup>ème</sup> avec des lacunes en lecture/écriture/calcul a de grandes chances de décrocher. Le collège et le lycée ne sont pas les lieux où l’on apprend les savoirs fondamentaux !</p> <p>Il est donc impératif de s’attaquer à ce grand tabou de l’illettrisme dans notre société. Et cela dès l’école primaire. C’est dans cet esprit que j’ai proposé <strong>qu’à la fin du CM2, une «validation des savoirs fondamentaux » soit instaurée afin de vérifier que tous les élèves qui passent en 6ème savent lire, écrire, compter.</strong> Cela doit redevenir une priorité nationale, la priorité des priorités de notre école !</p> <p><strong>Cette proposition m’a valu beaucoup de reproches à gauche</strong>&nbsp;: le PS a notamment réagi par un communiqué m’accusant de vouloir «&nbsp;<em>organiser un tri scolaire et social dès le plus jeune âge</em>&nbsp;». En clair, pour l’opposition, vérifier que tous les élèves maîtrisent leurs fondamentaux c’est une politique de reproduction sociale destinée à faciliter le parcours des enfants de «&nbsp;riches&nbsp;»&nbsp;! Ce procès d’intention est assez surprenant&nbsp;: l’opposition pense-t-elle vraiment que savoir lire, écrire, compter doit être réservé à une élite&nbsp;sociale ? Je suis étonné qu’on me reproche de vouloir tout faire pour éviter le naufrage de milliers d’élèves. <strong>Le scandale, ce n’est pas de faire un examen. C’est d’envoyer au collège des enfants qui n’ont pas les outils pour réussir.</strong> On n’a pas le droit d’envoyer au «&nbsp;casse-pipe&nbsp;» un élève qui s’enfermera dans une spirale d’échec ! Ma proposition est d’abord une mesure de protection des enfants.</p> <p>Cette «validation des savoirs fondamentaux», ce n’est pas le bac, avec son lot de connaissances à apprendre par coeur. L’écriture, la lecture et le calcul ne relèvent en rien du bachotage, c’est seulement le minimum vital pour entrer en 6<sup>ème </sup>! L’objectif n’est sûrement pas de trier les élèves, il est que <strong>l’école se réorganise pour que 100% des élèves réussissent cet examen. Ainsi, ce n’est pas le «&nbsp;talent&nbsp;» des élèves qui est testé mais la capacité de chaque école à remplir sa mission d’éducation. &nbsp;</strong></p> <p>Autre remarque que certains formulent, y compris dans ma famille politique&nbsp;: «&nbsp;le CM2, c’est trop tard, c’est à la fin du CE1 que tous les enfants doivent savoir lire, écrire et compter&nbsp;!&nbsp;» Je partage tout à fait cet avis qui ne contredit pas ma proposition. Evidemment, ce n’est pas en dernière année d’école primaire qu’on apprend les savoirs fondamentaux. C’est un apprentissage qui se déroule tout au long de l’école, en particulier au CP et au CE1, et même dès la maternelle, avec l’apprentissage du vocabulaire. J’ai parlé de la fin du CM2 pour la «&nbsp;validation des savoirs fondamentaux&nbsp;» car, à partir de la 6<sup>ème</sup>, on passe à autre chose&nbsp;: les programmes du collège sont construits sur le présupposé que les élèves savent lire et comprendre un texte, s’exprimer par écrit et poser les bases d’un raisonnement par le calcul. </p> <p>Cette proposition doit donc être un élément déclencheur dans la refondation de l’école, de la petite section de maternelle au CM2. <strong>Il faut évidemment une évaluation année après année, classe par classe, cycle par cycle,</strong> <strong>&nbsp;pour s’assurer que les enfants progressent dans la maîtrise des fondamentaux</strong>. Selon les résultats de chaque élève, charge aux équipes pédagogiques de prendre toutes les mesures qui s’imposent lorsqu’ils constatent des lacunes graves&nbsp;: renforcement du suivi personnalisé, changement de méthode, groupes de niveaux… voire redoublement, en ultime recours, et si cela est dans l’intérêt de l’enfant. </p> <p><strong>La question est donc de savoir comment atteindre cet objectif de 100% de réussite</strong>. Depuis une dizaine d’années, les ministres de l’éducation nationale ont recentré les programmes sur un socle de connaissances fondamentales et ont développé l’accompagnement personnalisé pour les élèves en difficulté. C’est une bonne chose.</p> <p>Désormais, je propose de travailler davantage sur trois leviers :</p> <p><strong>&nbsp;</strong></p> <p><strong>1/ Faire plus confiance aux acteurs de terrain</strong> : en confiant plus d’autonomie aux directeurs d’établissement qui doivent devenir les vrais patrons de leur école. En leur donnant la possibilité de recruter l’équipe éducative, de définir avec eux un projet pédagogique adapté, de dédoubler les classes là où c’est nécessaire… Bref, c’est aux équipes pédagogiques de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour arriver aux 100% de réussite ! Au final, le directeur devra rendre des comptes aux parents et à l’Education nationale.</p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>2/ Donner aux maîtres d’écoles les outils pour réussir</strong> : dans l’apprentissage, il y a des méthodes qui marchent et d’autres qui ne marchent pas. Il y a toujours des débats homériques entre méthodes globales, syllabiques, semi-globales… Pour moi, ce ne doit plus être une question d’idéologie. Il faut prendre les méthodes qui font leurs preuves et les appliquer. Aujourd’hui, les maîtres d’école sont souvent seuls face à leurs classes, sans retour sur les meilleures méthodes. Ce sera le rôle du directeur de faire partager les bonnes pratiques, d’accompagner la formation des maîtres, d’évaluer les résultats en permanence…</p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>3/ Mieux organiser l’année scolaire en n’ayant qu’un objectif en tête : l’intérêt des enfants</strong>. L’année scolaire est trop lourde et peu adaptée aux rythmes des enfants. Cela explique en partie le stress et la fatigue de nos écoliers. La France est un des pays où dans une année, il y a le moins de jour de classe (140) et le plus d’heures de cours (913), pour un enfant de 7-8 ans. Par exemple, en Finlande, qui est mieux classée dans les comparaisons internationales, c’est presque 50 jours de plus par an, mais 300 heures de cours en moins ! Cela veut dire que les écoliers français ont les journées les plus chargées. Je souhaite que nous nous donnions plus de temps pour apprendre, accompagner les enfants… Le passage à la semaine des 4 jours, c’est pratique pour les parents, mais ce n’est sans doute pas l’idéal pour les enfants. Il faudra probablement revenir à la semaine de quatre jours et demi, en faisant le point école par école pour choisir les solutions les plus adaptées. Et pourquoi ne pas raccourcir un peu les vacances d’été ? L’idée, c’est d’apprendre autant de choses en prenant plus son temps !</p> <p>&nbsp;</p> <p>Nous avons le devoir de tout faire pour donner à nos enfants toutes les chances de réussir à l’école, car cette réussite conditionnera en partie leur vie future. C’est&nbsp;là toute l’ambition des propositions de GénérationFrance.fr pour refonder l’école primaire. </p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/education-tout-se-joue-a-lecole-primaire-et-maternelle-.html</link>
      <pubDate>Tue, 23 Nov 2010 13:49:00 +0000</pubDate>
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      <title>2012-2017 : le quinquennat des PME conquérantes</title>
      <description><![CDATA[<div class="ce_text"> <p>Quelle stratégie économique doit adopter la France dès 2012 pour ne pas devenir un pays immergent face à la dynamique spectaculaire des puissances émergentes&nbsp;? C'était toute la problématique du dernier forum de mon club, GénérationFrance.fr, le 5 octobre dernier à l'Assemblée nationale. </p> <p>Je ne reviens pas sur la nécessité de constituer un G2 franco-allemand ou sur mes propositions pour passer d'une croissance financée par la dette à une croissance fondée sur la revalorisation du travail, qui sont évidemment essentielles mais que j'ai déjà largement développées. Je voudrais plutôt insister sur un autre défi&nbsp;: celui <strong>d'avoir enfin des PME conquérantes en France&nbsp;! </strong>Les PME sont le parent pauvre de notre économie&nbsp;: entre les leaders du CAC 40 et les auto-entrepreneurs ou TPE, il n'existe pas de réseau dense d'entreprises de taille intermédiaire (ETI). </p> <p>Ce sont pourtant ces ETI qui sont les plus dynamiques, embauchent, exportent et innovent. Leur développement doit devenir la colonne vertébrale de notre stratégie économique. Il faut donc mettre en place une <strong>politique de discrimination positive pour les ETI qui repose sur 5 points clés</strong>&nbsp;:</p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>1/ Construire un cadre favorable au rapprochement entre</strong> <strong>grands groupes et PME en&nbsp;:</strong></p> <ul> <li><strong>Rémunérant les Chambres de commerce et d'industrie (CCI) à la performance&nbsp;: </strong>les entreprises, en lien avec l'Etat, définiraient avec chaque CCI un cahier des charges avec des objectifs précis en matière de partenariat grands groupes/PME, d'export, d'aide à l'innovation. Le financement des CCI serait en partie lié aux résultats obtenus.</li> </ul> <ul> <li><strong>Promouvant une politique de transparence des partenariats grands groupes/PME&nbsp;: </strong>c'est l'intérêt des grands groupes de s'associer à l'export avec leurs sous-traitants français. L'Etat, les CCI, les fédérations professionnelles doivent valoriser cet intérêt réciproque auprès des grands groupes français présents à l'international.</li> </ul> <p><strong>&nbsp;</strong></p> <p><strong>2/ Drainer les capitaux vers les PME. </strong>L'économie de l'endettement est derrière nous&nbsp;: le financement bancaire, déjà insuffisant au niveau local en France, va être réduit à l'avenir avec les nouvelles contraintes de fonds propres pesant sur les banques. Les PME doivent donc miser sur des financements alternatifs&nbsp;: en particulier la mobilisation de l'épargne des français (15% de leurs revenus) et l'ouverture du capital à des actionnaires. Il faut&nbsp;pour cela&nbsp;:</p> <ul> <li><strong>Renforcer et cibler le dispositif ISF/PME</strong>&nbsp;: le dispositif actuel, intéressant mais trop souvent détourné vers des secteurs peu dynamiques, doit être orienté vers des PME créatrices d'emplois, quitte à relever le plafond de défiscalisation de 50&nbsp;000 à 75&nbsp;000 €.</li> </ul> <ul> <li><strong>Instaurer une fiscalité différenciée selon que les bénéfices sont réinvestis dans l'entreprise ou distribués en dividendes. </strong>L'autofinancement, c'est la 1ère façon de se financer&nbsp;! Tout bénéfice qui reste dans l'entreprise (renforcement des fonds propres ou investissement) pourrait être moins taxé. En revanche, tout ce qui est versé en dividendes pourrait être taxé au-delà des tranches actuelles pour assurer le financement de la mesure.</li> </ul> <ul> <li><strong>Créer des fonds stratégiques d'investissements régionaux (FSIR)&nbsp;: </strong>un fond, porté par chaque conseil régional et composé d'une dizaine de gestionnaires disposant d'une expérience solide en private equity, et d'une bonne connaissance du réseau local, pourrait prendre une participation ou compléter les tours de table d'investisseurs privés des PME de la région. En incitant à l'ouverture du capital de l'entreprise, plutôt qu'en versant une subvention ponctuelle, on stimule le management sur la durée.</li> </ul> <ul> <li><strong>Faciliter l'accès aux marchés financiers des PME&nbsp;: </strong>en mars 2009, seules 110 PME françaises sur 65&nbsp;000 étaient cotées sur Alternext, le marché financier des PME, pour un total de 1,8 milliards € levés en 4 ans&nbsp;! C'est très insuffisant&nbsp;! Il faut mobiliser les réseaux des CCI et Oséo pour convaincre les chefs d'entreprises concernées d'entrer sur les marchés financiers. Cela passera pas une simplification de l'accès au marché, en abaissant notamment les coûts d'entrée (ils devraient avoir le même coût qu'un prêt sur 10 ou 15 ans), ou par une prise en charge du coût d'introduction de la part de la Caisse des Dépôts ou d'Oséo en échange d'une prise de participation dans l'entreprise. &nbsp;</li> </ul> <ul> <li><strong>Mettre en place des indicateurs publics sur le financement de l'économie par les banques et les assurances. </strong>Elles avaient promis d'affecter une part importante de leurs fonds au financement des PME, qu'en est-il vraiment&nbsp;? Nous sommes dans le flou&nbsp;!<strong> </strong></li> </ul> <p><strong>&nbsp;</strong></p> <p><strong>3/ Attirer des hommes. </strong>Il y a des freins culturels considérables dans notre pays&nbsp;:<strong> </strong>en France, la majorité des diplômés préfère être anonyme dans un grand groupe que reconnue dans une PME ! Nous devons initier un changement culturel&nbsp;en&nbsp;:</p> <ul> <li><strong>Elargissant le dispositif de prêts de main d'œuvre entre entreprises</strong>, que j'ai fait adopter en mai 2009&nbsp;: des grands groupes pourraient louer les services de leurs cadres en fin de carrière à des petites PME qui manquent de compétences&nbsp;!</li> </ul> <ul> <li><strong>Assouplissant les conditions de sortie du CDI pour les PME en difficulté</strong> (perte d'un client, perte de Chiffre d'affaires), avec une procédure accélérée et un contentieux simplifié. Aujourd'hui, les PME ont peur d'embaucher en CDI parce que c'est un risque énorme pour une petite structure. Du coup, elles multiplient les CDD. Or être en CDD, c'est bien souvent être privé d'accès à la location, au prêt bancaire... Le CDI qui devrait être une norme est devenu un privilège. Il faut inverser la donne. </li> </ul> <ul> <li><strong>Allégeant le coût du travail&nbsp;:</strong> j'avais déjà proposé de transférer des cotisations sociales patronales et salariales vers la CSG ou la TVA. Je crois qu'il faut débattre de cette proposition de <strong>TVA anti-délocalisation</strong>. Si on augmente la TVA - les Allemands l'ont fait à hauteur de 3 points - et si on baisse parallèlement les cotisations sociales employeurs et salariés, on diminue notre coût du travail, donc on favorise l'emploi dans le pays tout en faisant contribuer les importations aux ressources de la Sécurité sociale. </li> </ul> <ul> <li><strong>Créant une charte « Entrepreneurs 2ème chance »&nbsp;</strong>: les<strong> </strong>grandes entreprises et l'Etat s'y engageraient à favoriser l'embauche d'entrepreneurs dont le projet aurait échoué.</li> </ul> <p><strong>&nbsp;</strong></p> <p><strong>4/ Favoriser l'innovation&nbsp;</strong>: je reviendrai plus largement à l'avenir sur ce thème crucial de la recherche et du développement, où nous souffrons d'un retard : en 2008, la France est l'un des pays qui a le moins augmenté son investissement industriel (+0,7% contre 20,4% en Italie, 11,3% au Royaume-Uni ou 8,9% en Allemagne). Pour rattraper notre retard nous pourrions&nbsp;:</p> <ul> <li><strong>Financer le premier brevet déposé par une PME</strong> (par l'Etat ou par la CCI). En matière d'innovation, c'est surtout le premier pas qui coûte&nbsp;!</li> </ul> <ul> <li><strong>Développer des produits d'assurance défense-recours</strong> pour aider les entreprises à faire face à d'éventuels litiges (contrefaçon ou contentieux liés à la propriété industrielle).</li> </ul> <ul> <li><strong>Mettre en place une aide au diagnostic innovation</strong> élaboré avec OSEO pour les PME.</li> </ul> <p>&nbsp;</p> <p><strong>5/ Desserrer les freins. </strong>C'est dans ce domaine que le politique a un rôle majeur à jouer. L'administration a fait des progrès considérables pour simplifier la vie des grandes entreprises &nbsp;ou celle des citoyens (par exemple, avec les chèques emploi services). Mais les progrès sont beaucoup trop lents pour les PME ! Il faut&nbsp;:</p> <ul> <li><strong>Créer un interlocuteur unique entre les PME et les services de l'administration</strong> (mission qui serait prise en charge par les CCI et Oseo) qui s'appellerait « France PME ». </li> </ul> <ul> <li><strong>Créer un grand ministère des Entreprises, de l'Industrie et du Commerce (équivalent du MITI japonais). </strong>Avec cette mesure de rationalisation de l'architecture gouvernementale, il y aurait un pilote pour mettre en place toutes les propositions présentées. </li> </ul> <ul> <li><strong>Supprimer les effets de seuil, </strong>dont on dénonce<strong> </strong>depuis des années<strong> </strong>les effets pervers, notamment entre le 49ème et le 50ème salarié. Il faut un <strong>doublement des seuils (10 à 20, 50 à 100)</strong>. Les obligations ne seraient pas applicables dès l'embauche du 20ème ou du 100ème salarié mais après un lissage (100 salariés sur les 3 dernières années...). </li> </ul> <ul> <li><strong>Fusionner les différentes instances de représentation du personnel</strong> (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, comité d'entreprise, représentants du personnel) au sein d'un seul « conseil d'entreprise » pour les ETI.</li> </ul> <p><strong>&nbsp;</strong></p> <p>Ces propositions ne sont pas un énième plan PME, un de ces exercices de style qu'on retrouve dans chaque programme politique et qui a pour seul but de faire illusion le temps d'un discours devant un congrès de la  CGPME. Au contraire, elles placent les PME au rang de première priorité de notre stratégie économique. Ce n'est pas non plus une manière de jouer David contre Goliath, les PME contre les leaders du CAC 40. </p> <p>J'ai la conviction que le développement de nos PME profitera à l'ensemble de la croissance française. Car, dans une économie de plus en plus concurrentielle, basée sur la réactivité et l'innovation, ce sont bien les PME qui détiennent en grande partie la clé du retour de notre pays vers la compétitivité.</p> </div>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/id-2012-2017-le-quinquennat-des-pme-conquerantes.html</link>
      <pubDate>Mon, 08 Nov 2010 13:49:00 +0000</pubDate>
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      <title>Le G2 franco-allemand en marche…</title>
      <description><![CDATA[<p>En visitant le Deutsches Historisches Museum, le mercredi 29 septembre dernier à Berlin, je me suis longuement interrogé sur les pensées qu’avaient de Gaulle et Adenauer en signant le traité de l’Elysée en 1963. Sans doute avaient-ils conscience que, face aux superpuissances soviétique ou américaine, nos deux pays avaient tout intérêt à se rapprocher pour peser encore dans le monde. 47 ans après, si la donne mondiale a bien changé, le défi reste semblable.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comment l’Europe peut-elle espérer à l’avenir faire le poids face au mastodonte qu’est le G2 sino-américain&nbsp;? Ma conviction est que notre voie de passage, au XXIème siècle, est de constituer, au cœur de l’Union européenne, un G2 franco-allemand. Nos deux pays réunis représentent 50% du PIB de la zone euro, plus d’1/3 du PIB américain, dépassent le PIB chinois, et c’est toujours leur entente qui a déterminé l’avancement de l’Europe. Mais, le G2 franco-allemand est un géant potentiel qui s’ignore encore. Il faut tout faire pour le mettre en marche. Outre les liens d’amitié entre nos deux pays, ce G2 se construira sur une convergence économique et politique</p> <p><img style="vertical-align: middle;" title="tl_files/img/G2.gif" src="http://www.generationfrance.fr/web/tl_files/img/G2.gif" alt="tl_files/img/G2.gif" />&nbsp;</p> <p>Dans le domaine économique, <strong>la construction du G2 est impensable si la France ne montre pas à l’Allemagne qu’elle est de retour sur le chemin de la compétitivité.</strong> Il y a deux façons de converger&nbsp;: vers le haut ou vers le bas. Et aujourd’hui l’Allemagne symbolise plus le «&nbsp;haut&nbsp;» (croissance prévue à plus de 3% et chômage à 6,8%) que la France (croissance autour de 1,5% et chômage à 10%). La convergence économique franco-allemande n’aura donc de sens que si la France mène des réformes structurelles à l’image de celles que l’Allemagne a entrepris depuis 15 ans! C’est ce message que j’ai porté lors de mon voyage à Berlin du 28 au 30 septembre derniers. J’ai notamment pu rencontrer de nombreux chefs d’entreprises et des responsables de la société civile, dont Bert Rürup, père de la loi de 2004&nbsp; sur les retraites allemandes, qui a lié le niveau des pensions à l’évolution du ratio actifs/retraités. La réforme actuelle des retraites est un premier pas vers cette convergence. Mais pour gagner en crédibilité économique, notre pays doit aller plus loin dans la réforme du marché du travail, dans le domaine de la dépense publique, dans l’accompagnement de nos PME vers une croissance qui les portera enfin à s’ouvrir au monde et à exporter. </p> <p>&nbsp;</p> <p>Dans le domaine politique, je travaille depuis 2007 à établir un lien étroit de confiance et d’amitié avec les parlementaires allemands. Si nous voulons donner un nouveau souffle à la coopération franco-allemande, nous ne pouvons nous contenter d’échanges intergouvernementaux, évidemment essentiels pour impulser une dynamique au plus haut niveau, mais qui donnent souvent l’impression d’être éloignés du terrain. <strong>En complément de l’action intergouvernementale, le Parlement est l’échelon approprié pour ancrer la relation franco-allemande dans le quotidien des citoyens</strong>. </p> <p>&nbsp;</p> <p>En décembre 2009, lors d’un voyage à Berlin, j’avais ainsi convenu avec mon homologue Volker Kauder, président du groupe CDU/CSU au Bundestag, de mettre en place une loi franco-allemande commune. Certaines mauvaises langues avaient alors crié au gadget et disaient que ce projet de coopération interparlementaire franco-allemande demeurerait mort-né. Evidemment, cette démarche novatrice ne pouvait pas aboutir en clin d’œil&nbsp;: quand on sait qu’il faut habituellement compter entre 6 mois et un an entre le dépôt d’une proposition de loi et sa promulgation au niveau national, on peut comprendre que ce délai soit encore plus long pour des travaux binationaux. Mais, le projet avance et notre coopération va même s’accélérer&nbsp;!&nbsp; Avec Volker Kauder, que j’ai à nouveau rencontré le 29 septembre, nous avons mis en place un ambitieux agenda commun aux groupes UMP et CDU/CSU pour les deux ans à venir&nbsp;:</p> <p>&nbsp;</p> <p>1/ Début février, le bureau du groupe CDU/CSU, sera à Paris pour <strong>finaliser le rapprochement de nos législations sur trois sujets symboliques</strong>&nbsp;: <strong>la violence faite aux femmes</strong>&nbsp;; <strong>la parité</strong> –en s’inspirant en partie de la proposition de loi que j’avais défendue avec Marie-Jo Zimmermann sur la parité dans les Conseils d’administration qui porte ses premiers fruits (les femmes représentaient 10,4% des administrateurs du CAC 40 fin 2009, et le taux devrait passer à 15,7% en 2010)-&nbsp;; <strong>la protection des libertés individuelles sur Internet </strong>(droit à l’oubli, lutte contre la cyberpédophilie), débat que le groupe UMP a déjà largement déblayé en France (voir le rapport du groupe de travail des députés UMP sur ce sujet disponible sur <a href="http://www.ethique-du-numerique.fr/">http://www.ethique-du-numerique.fr/</a>).</p> <p>2/ <strong>Nos deux groupes vont régulièrement débattre sur des sujets communs</strong>.&nbsp;Nous discuterons dès l’année 2011 de la politique d’intégration dans nos deux pays et sur l’élaboration de nos budgets, dossier clé pour aller vers une plus grande convergence fiscale.</p> <p>3/ <strong>Le Club des 27</strong>, que j’avais créé en décembre 2007 et qui rassemble tous les présidents de groupes parlementaires des partis membres du PPE des 27 pays de l'Union européenne, <strong>se réunira pour la première fois à Berlin au printemps, invité par la CDU/CSU</strong>. Preuve que ce G2 franco-allemand ne se fait pas au détriment des autres Etats européens, mais se conçoit comme un moteur pour l’ensemble de l’Union.<strong><em>&nbsp;</em></strong></p> <p>&nbsp;</p> <p>Dans un monde globalisé où la concurrence des pays émergents ne va cesser de s’accroître, France et Allemagne resteront à quai si elles n’entraînent pas l’Europe avec elles dans une grande dynamique de convergence vers la compétitivité.</p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/le-g2-franco-allemand-en-marche.html</link>
      <pubDate>Fri, 08 Oct 2010 13:49:00 +0000</pubDate>
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      <title>Le projet du PS sur les retraites ne tient pas la route</title>
      <description><![CDATA[<div class="ce_text"> <p>Mercredi 15 septembre, l’Assemblée nationale a voté en première lecture <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0527.asp">le projet de loi de réforme des retraites</a>, dans une atmosphère que la gauche avait délibérément choisi de rendre malsaine. L’opposition a en effet essayé de faire croire qu’elle avait été muselée et que ses droits avaient été bafoués par la majorité lors des débats. Il suffit de savoir que les élus de l’opposition ont pu défendre leurs positions pendant 64 heures et ont monopolisé 60% du temps de parole, pour mesurer combien ces accusations sont grotesques et relèvent plus de la posture politicienne que du respect du jeu démocratique. </p> <p>Malgré le vote, la gauche cherche visiblement à instrumentaliser la manifestation contre la réforme des retraites du 23 septembre. Dans cette optique, je voudrais revenir sur <a href="http://www.parti-socialiste.fr/retraites">le projet du PS</a> concernant les retraites pour que tout le monde prenne bien conscience que l’opposition ne propose pas d’alternative crédible. </p> <p>A horizon 2025, notre régime des retraites aura un besoin de financement de plus de 40 milliards d’euros. Le PS propose donc tout simplement de créer 40 milliards d’euros d’impôts et de prélèvements nouveaux. Toujours plus de prélèvements obligatoires, c’est la réponse de la gauche à tous les problèmes: retraites, dépendance, équilibre des finances publiques… C’est une manière d’éluder les débats de fond. Augmenter les impôts ne peut pas tenir lieu de politique économique, surtout lorsqu’on a en France une pression fiscale qui monte à 42,8% du PIB, parmi les plus élevées d’Europe (39,3% de moyenne en Europe, soit exactement le seuil où se situe l’Allemagne, contre 37,3% au Royaume-Uni ou 29,3% en Irlande, selon les données d’Eurostat pour 2008 rendues publiques en juin 2010).</p> <p><img style="vertical-align: baseline; display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="tl_files/img/citation_PS copie.gif" src="http://www.generationfrance.fr/web/tl_files/img/citation_PS copie.gif" alt="tl_files/img/citation_PS copie.gif" /></p> <p>Si au moins leur projet était sérieux… En fait, ce plan rapporterait, en tenant compte de tous ses dommages collatéraux, la moitié de la somme escomptée, à savoir 20 milliards. Par exemple, le PS voudrait créer de nouvelles taxes sur le «capital», qui devraient rapporter 19 milliards d’euros dès 2010 et 25 milliards en 2025. Au mieux, ces taxes ramèneraient pourtant environ 10 milliards car le PS n’a toujours pas compris que trop d’impôt finit pas tuer l’impôt!<strong> </strong>En voici trois illustrations:</p> <ul> <li><strong>1/ Le PS promet de relever la taxation sur les bonus et les stock-options afin de rapporter 2 milliards d’euros.</strong> C’est totalement fantaisiste: aujourd’hui le montant total des stocks options et des bonus versés en France est de 2,7 milliards d’euros. Si on prélève 2 milliards sur 2,7 milliards cela revient à un taux d’imposition de 74%... Autant dire qu’avec un tel taux confiscatoire, plus aucune entreprise ne décidera de verser des bonus ou stock-options et le produit de l’impôt sera égal à zéro. Nos brillants économistes du PS ont-ils oublié <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_de_Laffer">Laffer</a>?</li> <li><strong>2/ Le PS attend 3 milliards de recettes du relèvement de 33% à 48% du taux d’impôt sur les sociétés (IS) sur les banques.</strong> Or, même en se basant sur une année de vaches grasses pour les banques comme l’année 2007, qui a précédé la crise (le produit de l’IS des banques avait alors été de 5 milliards, contre 2,5 milliards en 2008 ou 2 milliards en 2009), cette surtaxation ne pourrait rapporter au mieux que 2,3 milliards… sans compter les effets néfastes sur la compétitivité de nos banques et le financement de l’économie française.</li> <li><strong>3/ Les socialistes veulent rapporter environ 4 milliards en supprimant la défiscalisation des plus-values sur les cessions de filiales, que j’avais fait voter en 2007 lorsque j’étais ministre du Budget.</strong> Ils appellent cela la <a href="http://www.liberation.fr/economie/0101630329-la-niche-cope-un-boulet-a-22-milliards">«niche Copé»</a>, alors qu’il s’agit juste d’une mise à niveau de notre fiscalité. Au sein de l’OCDE, 21 pays sur 29 exonèrent les plus-values pour cession de filiale. Si nous taxions toujours ces plus-values, les opérations de cession se feraient depuis Bruxelles ou Amsterdam, via des holdings localisés là-bas car il est très facile pour une société française de créer un holding ailleurs en Europe. Ou même les ventes ne se feraient pas du tout et l’État français ne récupérerait aucun impôt. C’est ce qui se passait lorsque la France était un des rares pays à taxer les plus-values: de nombreux groupes français avaient créé des holdings à l’étranger et l’Etat perdait sur toute la ligne, pas de rentrée fiscale, et plus de holding sur son territoire… Depuis que les plus-values ne sont plus taxées, le nombre de holdings en France a augmenté de 15%! Ce qui signifie que cette mesure entraîne un surplus d’attractivité du sol français soit plus d’activité, plus d’emplois, et plus de rentrées fiscales pour l’Etat. </li> </ul> <p>Même avec leur avalanche de nouvelles taxes, on reste donc loin du compte. D’autant plus que les socialistes évoquent 5 milliards d’euros de dépenses nouvelles pour prendre en charge la pénibilité et revaloriser les petites retraites…</p> <p>De plus, le PS n’a manifestement pas conscience que le reste de ses mesures risque de:</p> <ul> <li><strong>Pénaliser le pouvoir d’achat des classes moyennes</strong>: les socialistes voudraient relever de 4% à 20% le forfait social appliqué à l’intéressement et à la participation. Le PS veut nous faire croire qu’il s’attaque ainsi à ceux qu’il appelle les «riches» –les rentiers, les traders– mais taxer l’intéressement et la participation, c’est taxer l’épargne salariale des classes moyennes. 10,3 millions de salariés du privé seraient concernés par cette coupe sèche dans leurs revenus du travail… </li> <li><strong>Détruire des emplois</strong>: l’augmentation de 0,5% de la taxation de la valeur ajoutée des entreprises pourrait rapporter 7 milliards, mais aussi supprimer des dizaines de milliers d’emplois peu qualifiés…</li> <li><strong>Réduire d’autres recettes de l’Etat</strong>: l’augmentation de 1 point des cotisations patronales entre 2012 et 2021 irait à contre sens de la logique économique poursuivie partout ailleurs (la France est déjà l’un des pays européens où la part des cotisations sociales sur le PIB est la plus haute: 18,3% contre 17,1% en Allemagne, 15,7% dans la zone euro, 14,1% dans l’Union à 27 et 8,6% au Royaume-Uni). Elle entraînerait aussi la destruction d’environ 50.000 emplois et une perte de 1,5 milliards d’IS pour l’Etat… </li> </ul> <p>Le contre-projet du PS ne tient donc pas la route: il ne permet pas de renouer avec l’équilibre financier, pire, il risque même d’aggraver les déficits de l’Etat; il pèse plus sur les classes moyennes (7 milliards sur l’intéressement et la participation) que sur les hauts revenus (2 milliards attendus sur les bonus); et surtout il risque de détériorer la compétitivité de notre pays. </p> <p>Enfin, le PS veut enterrer le principe même du système par répartition que la droite veut sauver. En effet, en prévoyant 28 milliards de taxes sur le «capital» pour financer les retraites, le PS acte sa volonté de passer d’un système de solidarité intergénérationnel, où les actifs payent les pensions des retraités, à un système où le financement des retraites est fiscalisé. </p> <p>Malgré tous les efforts de prestidigitation du PS, il n’y a pas de recette miracle, c’est en travaillant plus longtemps que les Français trouveront les 40 milliards nécessaires à l’équilibre du régime des retraites. C’est tout à l’honneur de ma famille politique d’avoir porté cette réforme de manière responsable avec un seul objectif en tête: préserver l’avenir de nos enfants. </p> </div>]]></description>
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      <pubDate>Tue, 05 Oct 2010 08:23:00 +0000</pubDate>
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      <title>Grand succès du forum « Nouvelle croissance » : Une nouvelle stratégie économique se dessine pour 2012-2017</title>
      <description><![CDATA[<p>Plus de 600 personnes ont participé au 3<sup>ème</sup> forum pour 2012 consacré à la nouvelle croissance. Devant l’affluence, une seconde salle a même été ouverte afin d’accueillir tout le monde&nbsp;! Merci à chacun d’entre vous, tout particulièrement à ceux qui ont suivi nos débats par retransmission vidéo. Je remercie évidemment chacun des intervenants&nbsp;qui ont partagé avec conviction leur vision&nbsp;:</p> <ul> <li><strong>Jean-Pierre Brard</strong>,      député de Seine-Saint-Denis, membre du groupe Gauche Démocrate et      Républicaine </li> <li><strong>Olivier Carré</strong>,      député du Loiret, animateur de l'atelier Croissance de Génération      France.fr </li> <li><strong>Bernard Duroc Danner</strong>, PDG de Weatherford International Ltd</li> <li><strong>Anne-Marie Idrac</strong>,      Secrétaire d'Etat au Commerce extérieur </li> <li><strong>Philippe Meunier</strong>,      député du Rhône, animateur de l'atelier Equilibre de Génération France.fr </li> <li><strong>Frédéric Oudéa</strong>,      président directeur-général de la Société Générale </li> <li><strong>Laurence Parisot</strong>,      présidente du MEDEF </li> <li><strong>Bruno Vanryb</strong>,      président directeur-général d'Avanquest software </li> </ul> <p>Ce débat a permis d’avancer des propositions audacieuses pour que la France regagne en compétitivité, en s’inspirant notamment de l’exemple allemand. La convergence entre nos deux pays est bien une clé pour peser face aux nouvelles puissances. L’enjeu central est de faire du prochain quinquennat, le quinquennat des PME conquérantes pour bâtir un développement enraciné dans les territoires et arrimé à la croissance mondiale.</p> <p>Retrouvez dès à présent la <a href="http://generationfrance.fr/web/tl_files/pdf/20101005_Synthese_ForumCroissance.pdf">synthèse des propositions</a> !<a href="http://generationfrance.fr/tl_files/pdf/20101005_Synthese_ForumCroissance.pdf"><br /></a></p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/prochain-forum-le-5-octobre-2010-nouvelle-croissance-a-la-recherche-de-la-competitivite-perdue-.html</link>
      <pubDate>Tue, 24 Aug 2010 14:35:00 +0000</pubDate>
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      <title>Travailler mieux pour gagner plus ensemble</title>
      <description><![CDATA[<p>La crise grecque a brutalement fait tomber l'un des mythes trompeurs sur lesquels notre société s'est reposée depuis 30 ans :<strong> </strong>on a fait croire que<strong> </strong>la dette permet de dépenser toujours plus en travaillant toujours moins... jusqu'au jour où l'endettement devient tel qu'il menace la solvabilité de l'Etat et le futur de nos enfants!<strong> </strong>Cette fable était d'autant plus trompeuse qu'en Europe nous n'avons pas de matières premières autres que le capital humain. Le travail, c'est notre première richesse. </p> <p>Aujourd'hui, il n'existe donc pas de remède miracle : <strong>nous devons passer d'un modèle financé par l'endettement public à un modèle financé par le travail.</strong> Même si l'on ne change pas 30 ans d'habitudes du jour au lendemain, les Français savent bien qu'il va falloir travailler plus.<strong> </strong>La prise de conscience de l'inévitable report de l'âge légal de départ à la retraite en est d'ailleurs la preuve. </p> <p>J'entends toutefois déjà les critiques&nbsp;: n'est-ce pas une provocation de parler de travailler plus à l'heure où le chômage augmente et la souffrance au travail est une préoccupation majeure pour certains de nos concitoyens&nbsp;? Je prends évidemment en compte cette remarque. Si <strong>travailler moins est irréaliste et que travailler plus est vital, travailler mieux est indispensable&nbsp;! </strong></p> <p><strong>On n'arrivera pas à augmenter le volume de travail dans notre pays, si l'on ne transforme pas notre rapport au travail. </strong>Lors du dernier forum de GénérationFrance.fr, le lundi 28 juin dernier, nous avons beaucoup échangé et débattu sur ce thème avec des syndicalistes, des psychiatres spécialisés dans le domaine du travail, des économistes, des directeurs des ressources humaines, des salariés, des chefs d'entreprises petites ou grandes, françaises ou étrangères, publiques ou privées... <strong>Tous sont unanimes sur le constat : il y a aujourd'hui un malaise croissant des Français par rapport au travail. </strong>Paradoxalement, ce constat s'explique notamment par une très forte valorisation du travail, comme lieu d'épanouissement personnel et d'accomplissement social. Cette dimension est davantage présente en France que dans d'autres pays où le travail est plus directement assumé comme le moyen de subvenir à ses besoins. Cette différence d'approche peut se traduire de façon un peu caricaturale dans le questionnement au sujet du travail dans le monde anglo-saxon et en France. En France, quelqu'un qui s'intéresse à vous, vous demandera «&nbsp;que faites-vous ?&nbsp;». Comme si chacun se définissait d'abord par son métier. Aux Etats-Unis, on vous interrogera plus facilement sur le montant de votre salaire plutôt que sur le contenu de votre «&nbsp;job&nbsp;». </p> <p>Cette attente extrêmement forte des Français par rapport au travail est souvent déçue dans le quotidien de leur vie professionnelle&nbsp;? qui ne suffit pas à combler tous leurs espoirs. Face à cette déception, deux &nbsp;attitudes sont possibles pour sortir de l'impasse. La première consiste à dévaloriser le travail en le réduisant à sa fonction alimentaire et en invitant les gens à trouver ailleurs les sources de leur épanouissement. C'est la logique que les socialistes ont poussée plus ou moins consciemment avec les 35 heures. La deuxième vise à redonner du sens au travail dans les entreprises, sans toutefois tomber dans l'excès en laissant penser aux gens qu'ils doivent tout attendre de ce dernier. En passant d'une gestion des ressources humaines à une gestion humaine des ressources, nous pourrons revaloriser le travail sans tomber dans la dramatisation excessive de l'emploi comme du chômage.</p> <ul class="unIndentedList"> <li> <strong>Aujourd'hui, beaucoup de salariés vivent dans la peur du chômage.</strong> Perdre son travail est devenu une angoisse parce que l'érosion de la compétitivité française depuis 30 ans génère un chômage structurellement élevé (le taux de chômage n'est plus passé en dessous de 7% depuis 1982). Cette peur est d'autant plus forte que le marché de l'emploi est très rigide (il exclut les jeunes, les seniors, les mères de famille, les moins formés...) et le chômage de longue durée est très important: en 2008, 37,9% des chômeurs étaient sans emploi depuis plus d'un an, soit 2,9% des actifs contre 2,5% pour la moyenne européenne). Résultat: dans un pays où le droit du travail est très protecteur, 79% des salariés se sentent en précarité, 56% des Français estiment qu'ils peuvent devenir SDF du jour au lendemain et ¾ des 15-30 ans rêvent d'être fonctionnaires non pas tant par passion de la chose publique que pour la sécurité de l'emploi... </li> <li> <strong>Le malaise au travail ne s'explique pas seulement par la peur du chômage, il est aussi lié aux conditions de travail qui ont profondément changé</strong> <strong>depuis quelques années</strong>: on ne reste plus toute sa vie dans la même entreprise; les nouvelles technologies ont changé le rythme, les frontières du travail et les rapports hiérarchiques; le travail des femmes s'est généralisé et pose de façon différente la question de l'articulation entre vie familiale et vie professionnelle; la pression « court termiste » des nouveaux actionnaires a parfois pris le pas sur les stratégies de développement de long-terme; la mondialisation pousse aux délocalisations dès lors que nous ne sommes pas assez compétitifs etc. Ces bouleversements n'ont pas été suffisamment pris en compte dans le management, dans l'organisation des entreprises et la formation des salariés et des jeunes. Le passage aux 35 heures a aussi contribué à déshumaniser le travail en supprimant les temps morts (le temps consacré au relationnel) pour ne garder que le temps utile. Certes on augmente la productivité horaire, mais quid de l'équilibre des salariés en entreprise?  </li> </ul> <p>&nbsp;</p> <p>Je suis convaincu qu'on ne va pas changer le rapport au travail en passant par la loi. Mieux vaut insuffler un nouvel état d'esprit qui se propage dans l'ensemble de la société et dans toutes les entreprises. La révolution du travail avancera avec l'adoption de bonnes pratiques, dont les trois propositions suivantes sont représentatives&nbsp;: </p> <ul class="unIndentedList"> <li> <strong>Il faut favoriser un management responsable dans l'entreprise. </strong>Je propose de<strong> </strong>conditionner une partie des primes des managers à des critères objectifs de gestion des ressources humaines (lutte contre le turn-over, formation des équipes...) et à l'évaluation des subordonnées. Par ailleurs, il faudrait promouvoir une charte du management responsable, qui serait annexée au contrat de travail des managers et rédigée soit au niveau des partenaires sociaux, soit dans chaque entreprise.</li> <li> <strong>Une des clés du travailler mieux est l'acquisition de nouvelles compétences par les salariés afin que l'entreprise redevienne un moteur de l'ascension sociale.</strong> Nous pourrions créer un compte formation individuel dont le capital de départ sera inversement proportionnel au niveau de la formation initiale: moins vous avez de formation initiale, plus vous êtes aidé à vous former tout au long de la vie.</li> <li> <strong>Les futurs manageurs doivent bénéficier d'une véritable formation au management: </strong>les grandes écoles - notamment les écoles de commerce - et universités françaises<strong> </strong>forment davantage des « techniciens » en marketing, audit, finances... que des<strong> </strong>« managers ». Il est nécessaire de développer dans le cursus de l'enseignement<strong> </strong>supérieur des modules de formation au management et aux relations humaines.</li> </ul> <p>Le mot clé qui doit diriger toute cette indispensable évolution, c'est la reconnaissance. Un salarié mérite d'être considéré et valorisé pour ce qu'il est et ce qu'il apporte. Cela passe évidemment par la rémunération, mais pas seulement. C'est ce que les managers, du plus haut dirigeant aux cadres intermédiaires, doivent intégrer chaque jour dans leurs relations avec leurs équipes. </p> <p><strong>C'est l'avènement du travailler mieux qui permettra aux Français d'accepter de travailler plus. </strong>Encore faut-il qu'il y ait du travail... Nous devons pour cela absolument gagner en compétitivité et baisser sensiblement le coût du travail en France. Si le travail coûte cher, c'est parce que nous faisons peser sur lui le financement d'une grande partie de notre protection sociale. Cela pénalise les salariés et les entreprises. A l'origine, les salariés cotisaient pour être protégés, eux et leurs familles. Désormais, nous avons une couverture maladie universelle qui protège tout le monde. Tout le monde doit donc participer au financement, pas seulement les salariés. </p> <p>Je propose de <strong>rééquilibrer le financement de la protection sociale en allégeant les charges salariales et patronales et en augmentant à due proportion un impôt sur le revenu fusionné avec la CSG. Cela aboutirait à un système de prélèvement à assiette large et à taux progressif. A terme, les salariés doivent s'y retrouver sur leur feuille de paie (suppression de la part maladie des cotisations sociales des salariés) et les entreprises vont voir le coût du travail baisser (moins 2,8 points de charges sociales patronales). </strong>Pour s'assurer que cette baisse des cotisations bénéficie à la compétitivité du pays plutôt qu'aux actionnaires, je propose une fiscalisation différenciée des profits.<strong> L'argent réinvestit dans l'entreprise sera moins taxé que celui versé &nbsp;en dividendes. </strong>La baisse du coût du travail et le soutien à l'investissement, c'est précisément la stratégie adoptée par l'Allemagne avec succès. </p> <p><strong>Une fois que le coût du travail sera abaissé, nous aurons un rendez vous de courage&nbsp;: il faudra sortir de la logique des 35 heures, ce qui est d'ailleurs aussi un moyen de gagner en compétitivité. </strong>Aujourd'hui, nous travaillons moins que la majorité de nos voisins<strong> </strong>(en temps de travail et en nombre de travailleurs)&nbsp;et cette faible activité est largement financée par l'Etat. Les allègements de charge pour compenser les 35 heures et les exonérations liées aux heures supplémentaires coûtent entre 15 et 20 milliards par an&nbsp;! C'est paradoxal&nbsp;: l'Etat paie à fois pour que les Français travaillent moins et pour qu'ils travaillent plus...</p> <p><strong>Il faudra donc inciter les partenaires sociaux, branche par branche, entreprise par entreprise, à renégocier à la hausse le temps de travail sur une base annuelle.</strong> Cette négociation doit se faire progressivement, avec un maximum de contreparties dans la droite ligne du travailler mieux et de la baisse du coût du travail. Cela concerne évidemment l'Etat employeur, qui doit montrer l'exemple. <strong>Je souhaite que les partenaires sociaux se saisissent de cette question et fixent eux-mêmes les rythmes, les modalités, les durées... </strong>Il faut éviter un effet 35 heures à rebours, quand l'Etat avait décidé seul, de manière rigide, arbitraire et uniforme. En revanche, l'Etat ne serait-il pas légitime à supprimer en partie les allègements de charge correspondant à la réduction du temps de travail pour les entreprises qui se considèrent suffisamment compétitives en restant aux 35 heures&nbsp;? </p> <p>Voilà une feuille de route exigeante mais équitable qui doit mener à une revalorisation qualitative et quantitative du travail dans notre pays. L'enjeu est décisif&nbsp;: c'est en franchissant l'étape du travailler mieux, que l'on réussira à travailler plus. C'est en travaillant plus qu'on pourra sauver notre modèle en renouant avec la compétitivité, la croissance et le plein emploi. C'est en relevant ces défis, que le travail en France rimera à nouveau avec confiance et épanouissement et non plus avec défiance et souffrance.</p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/travailler-mieux-pour-gagner-plus-ensemble.html</link>
      <pubDate>Tue, 20 Jul 2010 14:34:00 +0000</pubDate>
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    </item>
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      <title>Changement d'époque</title>
      <description><![CDATA[<p>Depuis les années 1980, comme beaucoup de nos voisins européens, nous  avons repoussé autant que possible les réformes nécessaires pour  moderniser le modèle construit au cours des Trente Glorieuses. Les  équilibres structurels de cette période étaient pourtant révolus  (croissance aux alentours de 6%, vitalité démographique du baby-boom,  moindre ouverture et moindre concurrence internationale...). <strong>Pire, nous  avons même remis en cause certaines bases qui avaient permis la  reconstruction et la croissance des Trente Glorieuses, à commencer par  la valorisation du travail ! </strong>Dans le même temps, de nouvelles puissances  ont émergé, rognant progressivement la compétitivité européenne, tandis  que la financiarisation de l'économie a rendu d'autant plus vulnérable  un tissu industriel européen en perte de dynamisme.</p> <p><strong>Pour maintenir un train de vie en décalage avec nos moyens réels, et  même pour se «payer le luxe» de quelques «avancées» sans lien avec la  réalité démographique et économique –comme la retraite à 60 ans ou les  35 heures–, nous avons dû augmenter la dépense publique plus vite que la  création de richesse.</strong> Depuis 1974, le budget de l'Etat est ainsi chaque  année déficitaire. Ces dernières années, l'euro et les taux d'intérêt  faibles avaient masqué une partie du coût de la dette. Ils nous avaient  donné l'impression que nous pouvions continuer sur cette pente à moindre  frais...</p> <p>La crise actuelle joue le rôle d'un révélateur brutal. <strong>Nous payons au  prix fort trente ans de politique de l'autruche, d'additions de petites  lâchetés et de démissions collectives. Nous en payons le prix  économique évidemment: la faiblesse des perspectives de croissance en  zone euro, l'ampleur des déficits publics et des réformes à mener,  découragent les investisseurs qui préfèrent se tourner vers d'autres  régions, laissant ainsi le champ libre aux spéculateurs.</strong> Plus grave  encore, nous en payons aussi le prix moral. Celui d'une perte de  confiance généralisée. Tous les Français de moins de 30 ans ont ainsi le  sentiment de n'avoir jamais connu autre chose que la «crise». Seulement  1/3 des Français pensent que leurs enfants auront un parcours social  ascendant. Le sociologue Eric Maurin a brillamment décortiqué cette peur  du déclassement qui hante une grande partie de nos concitoyens dans son  dernier livre. Les citoyens se sentent abandonnés au milieu d'un gué:  ils assistent à la fragilisation du modèle hérité des Trente Glorieuses,  mais peinent à imaginer comment ils vont pouvoir le sauver dans les  années futures. Ils ont le sentiment de vivre la fin d'un monde sans que  rien ne soit proposé pour reconstruire. Rien n'est plus anxiogène que  le discours décliniste couplé au statu quo.</p> <p>Il est pourtant possible de retracer un chemin de confiance pour la  France et l'Europe. La prise de conscience imposée par cette crise doit  être pour nous une opportunité de renouer avec l'espérance. Pour cela,  deux conditions:<strong></strong></p> <p><strong>D'abord, oser un regard lucide sur notre situation présente: </strong>nous  devons prendre conscience qu'à force d'idéaliser le passé, nous avons  perdu foi en l'avenir. Pour débloquer les immobilismes, il faut au  préalable relativiser le sentiment de déclin par rapport à la période  1960-1970 et affirmer que le progrès est devant nous! Il n'y a pas un  âge d'or que nous devrions regretter comme si l'optimum économique et  social avait été atteint en 1970 et que l'Histoire était finie pour  nous...</p> <p>Prenons quelques exemples: l'espérance de vie s'élevait à 70,4 ans  pour les hommes et à 78,5 pour les femmes en 1981, contre 84,5 et 77,8  ans en 2009; le pouvoir d'achat n'a cessé de progresser bien qu'à un  rythme moins soutenu (entre 1974 et 2006, il a progressé de 2,1% par  an), le taux de pauvreté n'a cessé de régresser (de 17,9% en 1970 à  13,4% en 2007)... Nous devons avoir conscience que nous vivons dans  l'une des régions du monde où les citoyens bénéficient du meilleur air,  de la meilleure eau, de la meilleure alimentation, du meilleur équilibre  politique et économique, des meilleures chances pour se former et faire  valoir ses talents, d'un système de soins et de solidarité qui continue  de faire envie à l'international... On finit par oublier que l'Europe  garde un PIB trois fois supérieur à celui de la Chine. L'Europe et la  France disposent des atouts majeurs et offrent à leurs concitoyens des  conditions de vie et de développement largement au-dessus de la moyenne  internationale. C'est une invitation à sortir du misérabilisme et de la  démagogie pour garder en tête que vivre en France est d'abord une  chance, pour les plus modestes comme pour les plus aisés. Voilà une  condition pour continuer à aller ensemble vers l'avant.</p> <p><strong>Ensuite, il faut se fixer un cap clair et juste, </strong>qui  montre aux citoyens comment notre continent peut se donner les moyens  de redevenir maître de son destin, y compris dans un environnement  globalisé et ultra concurrentiel. C'est là le rôle des hommes  politiques. Je crois que les Français sont notamment prêts à adhérer à  une feuille de route qui reposerait sur trois axes:</p> <p><strong>1/ Premier mot clé: le courage. </strong>Depuis trente ans,<strong>  </strong>la France est devenue championne du monde des diagnostics,  mais elle a toujours freiné avant d'appliquer les remèdes... Pourtant,  les Français sont prêts à passer à l'action à condition que les efforts  demandés soient justes:</p> <ul type="disc"> <li><strong>il faut      booster la compétitivité de notre pays</strong>:  aujourd'hui, la croissance      française tient essentiellement grâce à  la consommation intérieure, stimulée      en partie artificiellement  par les dépenses publiques (entre 1950 et 2008      la part des  prestations sociales dans le revenu disponible des ménages est       passée de 14,4% à 29,4%). Il faut donc trouver de nouveaux moteurs de       croissance, en misant notamment sur l'innovation et l'exportation.  Les      leviers de croissance à deux chiffres, ce n'est pas en France  qu'on les      trouvera le plus facilement, c'est à l'international!  Nous devons partir à      la conquête de nouveaux marchés. C'est  d'ailleurs l'intérêt d'un euro      moins fort... Si nous voulons  exporter, il faut transformer notre tissu      industriel! La France se  caractérise par des entreprises géantes et des      toutes petites  entreprises, mais nous manquons cruellement d'entreprises      de taille  intermédiaire. Ce sont pourtant les PME importantes qui créent      le  plus d'emplois, qui innovent le plus, qui exportent le plus! Il faut       donc les aider à grandir, à miser sur l'avenir... Dans cette  perspective, la      question du financement est essentielle. La  problématique de la nouvelle croissance      sera au cœur d'un grand  forum de mon club GénérationFrance.fr à la rentrée      prochaine</li> <li><strong>il faut      prendre à bras le corps la question des  finances publiques</strong>. A cet      égard, je me réjouis de voir que  le président de la République vient      d'annoncer, lors de la  conférence sur les déficits publics, qu'il érigeait      comme priorité  un changement de la Constitution pour y inscrire une règle d'équilibre       des comptes publics donnant cinq ans pour y parvenir en réduisant  les      dépenses. C'était une proposition phare du forum sur la dette  de Génération      France.fr, en avril dernier.</li> <li><strong>il faut      changer notre rapport au travail.</strong> De  ce point de vue, la réforme des      retraites est un dossier décisif et  symbolique. Elle doit être l'occasion      de faire comprendre aux  Français qu'ils devront travailler davantage et      que cela n'est pas  un drame. Mercredi 19 mai, avec mes collègues députés      de l'UMP et  du Nouveau centre, nous avons d'ailleurs présenté un rapport       d'étape de notre groupe de travail sur la réforme des retraites qui       préconise de respecter quatre grands principes: renforcer l'équité  entre      les différents régimes de retraites; travailler plus  longtemps; travailler      mieux tout au long de la vie afin que les  actifs arrivent en bonne santé à      l'âge de la retraite; compléter  les régimes de base en favorisant l'accès      à l'épargne retraite.  Avec Génération France.fr, nous tiendrons un forum      sur cette  question du travail en juin.</li> </ul> <p><strong>2/ Deuxième mot clé: le rassemblement. </strong>Il nous sera  impossible d'avancer sans réconcilier réussite individuelle et  collective. Il faut en finir avec la rhétorique que nous ressert le PS,  des «riches contre les pauvres», des entreprises contre les salariés,  des jeunes contre les plus âgés... A la lutte des classes et des  générations, il faut substituer une dynamique profonde d'unité. Ne  comptez pas sur moi pour abandonner la réflexion sur le vivre ensemble,  malgré les ratés du débat lancé en préfecture sur l'identité nationale.  Ces enjeux seront ainsi au cœur de notre dernier forum Génération  France.fr dans le courant de l'année 2011.</p> <p><strong>3/ Troisième mot clé: l'ouverture au monde.</strong> Les  Français ont d'autant plus peur de la mondialisation qu'ils connaissent  mal l'international. Nous rechignons souvent à apprendre les langues  étrangères, à commencer par l'Anglais, alors qu'il est devenu la langue  véhiculaire du monde! Avec l'Europe, la France doit se tourner  résolument à l'international, si elle ne veut pas sortir peu à peu de  l'histoire, en laissant les Etats-Unis et la Chine constituer un G2 qui  déciderait sans elle du sort de la planète. Cela passera par une  approche décomplexée de l'international et par une rénovation totale de  la gouvernance européenne et mondiale, sujet sur lequel je ferai des  propositions avant l'été avec mes collègues Pierre Lequiller, président  de la commission des Affaires européennes à l'Assemblée, Michel  Herbillon député du Val-de-Marne et Jean-Pierre Gorges, député  d'Eure-et-Loir. Nous aborderons également ces sujets lors du quatrième  forum thématique de GénérationFrance.fr à l'automne.</p> <p>La France et l'Europe ont les ressources pour garder la maîtrise de  leur destin, renouer avec la prospérité et consolider les fondamentaux  du modèle social auquel nous sommes attachés. Il faut désormais  mobiliser ces ressources en invitant chacun à participer avec ardeur à  cette aventure collective. J'ai la conviction que le changement ne doit  pas être vécu comme une angoisse mais comme une opportunité, notamment  pour les nouvelles générations qui n'en peuvent plus d'être baignées  depuis leur plus jeune âge dans «la crise». Le monde change vite;  aujourd'hui l'Europe fait partie des suiveurs qui subissent le  mouvement. A nous de tout faire pour devenir des acteurs qui  l'orientent.</p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/changement-depoque.html</link>
      <pubDate>Thu, 03 Jun 2010 16:05:00 +0000</pubDate>
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      <title>Cachez cette rigueur que je ne saurais voir</title>
      <description><![CDATA[<p>Une <strong><a href="http://www.wat.tv/video/fillon-je-en-contrefous-2pzp5_2exyh_.html">polémique  sémantique</a></strong> voit le jour depuis que j'ai parlé de <strong><a href="http://fr.news.yahoo.com/73/20100510/tbs-jean-franois-cop-le-mot-que-j-utilis-da12d06.html">rigueur</a></strong>  à propos du <strong><a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/05/06/les-depenses-de-l-etat-gelees-pour-trois-ans_1347666_3234.html#ens_id=1170028">plan  de réduction des dépenses de l'Etat</a></strong>, annoncé le 6 mai  dernier par le Premier ministre. Plutôt que d'utiliser ce mot, qui  serait anxiogène pour les Français, il faudrait mieux employer un  synonyme ou une périphrase comme responsabilité, gestion sérieuse,  politique de redressement des finances publiques et j'en passe...</p> <p>Honnêtement, ce genre de discussions sur les mots me paraît bien  dérisoire et je ne me battrai pas sur ce point. <strong>En revanche, je suis  attaché à ce que nous tenions un langage de vérité. Les Français ne  détestent rien de plus que ces euphémismes qui leur donnent l'impression  de ne pas être traités comme des adultes. </strong>On finit d'ailleurs toujours  par payer dans les urnes ces formes de déni de la réalité. Les  socialistes en ont fait l'amer constat le 21 avril 2002: la gauche avait  fini par exaspérer les électeurs à force parler de sentiment  d'insécurité plutôt que de prendre en compte l'inquiétude des Français  face à une insécurité bien réelle.</p> <p>Ne comptez donc pas sur moi pour me cacher derrière des mots: depuis  que je ne suis plus porte-parole du gouvernement, j'ai abandonné la  langue de bois. A la suite des élections municipales de 2008, j'avais  ainsi reconnu une défaite quand d'autres parlaient de «non victoire».  Après les régionales, j'ai aussi assumé sans hésiter la "défaite  sévère" de ma famille politique.</p> <p><strong>Comme le disait si bien François Fillon lui-même, selon le titre de  son excellent livre paru en 2006, «la France peut supporter la vérité».  Et la vérité, aujourd'hui, c'est que le niveau d'endettement de notre  pays est tel qu'il est urgent de réduire les dépenses publiques.</strong> Appelez  ça comme vous voulez, moi je dis qu'il faut gérer l'argent public avec  une très grande rigueur, comme chaque ménage gère ses propres deniers en  période de crise. Les Français savent bien que personne -particulier,  entreprise ou Etat- ne peut se permettre durablement de toucher 40 et de  dépenser 55 sans risquer la faillite. C'est pourtant ce que fait la  France avec un niveau de dépenses publiques qui s'élevait à 55,7% du PIB  en 2009 pour un taux de prélèvements obligatoires, c'est-à-dire des  recettes, fixé à 41% du PIB.</p> <p>Ne dramatisons pas à l'excès l'emploi du mot rigueur. Nous sommes  très loin de la situation de l'Angleterre lorsque Churchill promettait <strong><em><a href="http://www.lgdj.fr/documents/228198/sang-sueur-larmes-discours-winston-churchill-13-mai-18-juin">«du  sang, de la sueur et des larmes»</a></em></strong>. Pourquoi l'Etat se  priverait-il de revendiquer cette qualité de rigueur que chacun valorise  dans la vie de tous les jours? Dans mon esprit, rigueur ne rime  d'ailleurs pas avec baisse du pouvoir d'achat. C'est seulement une fois  que toutes les marges d'économies ont été épuisées, que l'on pourrait  envisager, si nécessaire, d'augmenter les prélèvements obligatoires.</p> <p><strong>Le plan de réduction des dépenses relève donc d'une indispensable  logique de gestion de bon père de famille et non pas de père fouettard  anti-pouvoir d'achat comme certains socialistes ont essayé de le faire  croire.</strong> Je ne comprends pas le double langage du PS qui a voté le plan  d'aide à la Grèce, pourtant assorti de mesures autrement plus drastiques  que celles annoncées par François Fillon, et pousse dans la même  semaine des cris d'orfraies quand notre pays annonce qu'il va être plus  rigoureux dans la gestion des finances publiques.</p> <p>Les querelles de mots ne doivent pas nous détourner des véritables  enjeux. A l'heure où notre pays est confronté à des défis vitaux comme  la réforme des retraites  ou le redressement des finances publiques, les Français attendent de  leurs hommes politiques de la responsabilité et du courage. C'est dans  cet esprit même que les députés du groupe UMP ont lancé la deuxième  édition des Etats Généraux de la dépense publique. Ils vont organiser en  circonscription des réunions publiques pour échanger avec les citoyens  sur les enjeux financiers de notre pays et recueillir leurs propositions  pour réduire la dépense publique. Un site Internet <a href="http://www.ladepensepublique.fr/">www.ladepensepublique.fr</a> est  aussi à la disposition de tous les citoyens qui souhaitent participer  par leurs remarques et leurs préconisations à l'effort de rigueur qui  s'impose à notre pays.</p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/cachez-cette-rigueur-que-je-ne-saurais-voir.html</link>
      <pubDate>Tue, 18 May 2010 16:05:00 +0000</pubDate>
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      <title>De retour des Côtes d’Armor</title>
      <description><![CDATA[<p><strong><em>«&nbsp;N'oublie jamais les gens de Landernau&nbsp;». </em>C'est le dernier conseil que m'avait donné le responsable de la coopérative agricole dans laquelle j'avais fais un stage de six mois à l'âge de 23 ans.</strong> A l'époque, du Finistère aux Côtes-d'Armor, j'avais sillonné la Bretagne intérieure, à la rencontre des acteurs de la chaîne alimentaire - des producteurs à la grande distribution en passant par la transformation - découvrant leur travail, leur passion et partageant un peu de leur vie. Depuis, lorsqu'à Paris, je dois prendre une décision importante, cette phrase me revient souvent en mémoire. <em>«&nbsp;Qu'en penseraient ces personnes auprès de qui j'ai tant appris au début de ma vie professionnelle&nbsp;? Comment comprendraient-ils ce choix ? Le trouveraient-t-ils juste et nécessaire&nbsp;?». </em>Ces questions comptent pour beaucoup dans mon discernement. <strong>Elles expliquent ma volonté d'être aussi souvent que possible sur le terrain, avec mes amis députés, à la rencontre des Français, dans toute leur diversité.</strong></p> <p>Mercredi 5 et jeudi 6 mai, ma visite dans les Côtes-d'-Armor, à l'invitation de Marc Le Fur, député de la 3<sup>ème</sup> circonscription du département, a pris une dimension particulière. Avant d'ouvrir une nouvelle antenne locale de Génération France.fr, la 1<sup>ère</sup> en Bretagne, avec mille personnes réunis à Plémy, le soir de mon anniversaire, nous avons visité à Loudéac un site de surgélation appartenant à COOPAGRI Bretagne, cette coopérative qui m'avait déjà accueilli il y a une vingtaine d'années. J'ai pu constater les investissements réalisés pour gagner de nouveaux marchés et s'adapter aux attentes des clients, dans la distribution et la restauration. </p> <p>Comme lors la plupart des mes déplacements en région, j'ai également visité une exploitation agricole. C'était l'heure de la traite dans cette exploitation laitière de Plémy, tenue par un jeune agriculteur plein de courage, que ses parents aident autant qu'ils peuvent pour éviter les charges trop lourdes d'un emploi salarié. Les voisins étaient là, ainsi que les représentants de la profession dans ce département, le 2<sup>ème</sup> de France pour l'agriculture. Nous avons pris le temps de parler de ces défis qui me tiennent tant à cœur : la compétitivité de l'agriculture française dans un siècle où l'indépendance et la sécurité alimentaires redeviennent des priorités au niveau mondial.</p> <p><strong>La crise agricole qui frappe de plein fouet l'ensemble des filières est d'une ampleur sans précédent avec des pertes de revenus d'environ 35% en moyenne sur l'année 2009. Dans le secteur laitier, celles-ci dépassent les 50%&nbsp;! Cette crise impose des réponses d'urgence pour sauver la trésorerie de nombreuses exploitations menacées. </strong>Un certain nombre de mesures ont déjà été prises en octobre 2009&nbsp;: 1,8 milliard d'euros de prêts de trésorerie, 650 millions d'euros de soutien de l'Etat. Au deuxième trimestre 2009, 60 millions d'euros ont été débloqués pour soutenir la trésorerie des producteurs de lait. La loi de modernisation agricole, préparée par Bruno Le Maire, en lien avec les parlementaires et les professionnels du secteur, et que nous examinerons en juin à l'Assemblée, apporte quant à elle des réponses structurelles. La généralisation de la contractualisation entre producteurs et acheteurs devrait notamment permettre de mieux lisser les variations de cours et de volume. Le renforcement des interprofessions et des organisations de producteurs est aussi un moyen de mieux faire face à la pression de la grande distribution.</p> <p><strong>Nous sommes désormais à la croisée des chemins et nous devons relever deux défis pour assurer à notre pays l'indépendance alimentaire et à nos paysans des conditions de travail justes.</strong></p> <p><strong>Le premier de ces défis, c'est celui de la compétitivité. </strong>Pas seulement par rapport à la Chine, à l'Inde ou à la Nouvelle-Zélande... Par rapport à nos voisins européens&nbsp;! Ils évoluent en théorie dans le même marché que nous, avec les mêmes types de contraintes réglementaires et pourtant, ils gagnent des parts de marchés... Je m'appuie une fois de plus sur le cas de nos voisins allemands. Aucun prévisionniste français n'a vu venir la montée en puissance de l'agriculture allemande depuis une trentaine d'années. Le pays que nous considérons souvent uniquement sous l'angle industriel, s'est aussi affirmé comme une grande puissance agricole. Les exportations agricoles allemandes ont doublé par rapport à 1990, elles ont quadruplé par rapport à 1980. Près de 20% des ventes de l'agriculture allemande sont réalisées à l'export, notamment grâce aux filières porcines et laitières qui sont particulièrement offensives. </p> <p><strong>Le facteur essentiel est évidemment le coût du travail.</strong> Dans un raccourci assez saisissant, un de mes interlocuteurs m'expliquait que les travailleurs ukrainiens vont travailler à bas prix pour l'agriculture polonaise tandis que les Polonais louent leur service aux producteurs allemands. Le recours à des intérimaires venus d'Europe de l'Est permet par exemple à la filière porcine allemande d'économiser près de 140 millions d'euros dans l'abattage et le découpage. Pour atténuer l'impact de ces écarts, nous avons décidé, dans la loi de finances rectificative du 9 mars dernier, des allègements de charges pour les saisonniers agricoles. Avec cette mesure, le coût du travail est ainsi ramené à 9,29 euros de l'heure contre 11,30 auparavant, ce qui permet de réduire le différentiel de compétitivité avec les autres pays européens. Ces mesures d'exonération représentent un effort financier de l'Etat de 450 millions d'euros par an. </p> <p>Le système fiscal allemand est également assez favorable. Par exemple, environ ¾ de la production porcine allemande bénéficie d'un régime de TVA au forfait qui permet d'acheter à un taux de TVA réduit et de vendre à un taux plus élevé. Un mécanisme semblable existe en France mais il n'est valable que pour des entreprises dont le chiffre d'affaires est si faible qu'il écarte d'emblée la majorité des exploitations agricoles... Il est temps d'ajuster les écarts fiscaux trop importants sur le volet agricole.</p> <p>Le cadre réglementaire a aussi un impact très fort sur la compétitivité. On pourrait penser que la politique agricole commune avait supprimé les distorsions de concurrence en mettant tout le monde sur un pied d'égalité. Pourtant, ce n'est pas le cas. La France est souvent zélée dans l'application des directives en matière agricole. Nous voulons «&nbsp;laver plus blanc que blanc&nbsp;» en allant plus loin que les réglementations communautaires. C'est vrai pour ce qui concerne les contrôles sanitaires, les normes environnementales, les exigences en matière de «&nbsp;bien-être animal&nbsp;»... C'est évidemment tout à notre honneur... mais veillons à ne pas rendre cette attitude doublement contreproductive&nbsp;! La question des phytosanitaires est assez emblématique. Si nous fixons à nos producteurs des contraintes plus fortes que celles de leurs voisins européens, ils sont pénalisés et deviennent moins compétitifs sur les prix. Les acheteurs en viennent alors à importer des productions moins chères et moins contrôlées venant de l'étranger. On ne réduit en rien le recours aux phytosanitaires dans les produits consommés mais on bloque la production française. On perd alors sur tous les tableaux&nbsp;: en termes financiers bien sûr, mais également en termes environnementaux, sanitaires... Gardons en tête que la France n'est pas une île et que, dans le cadre de la PAC, elle ne peut pas se donner des contraintes plus strictes que nos concurrents européens si cela ne nous donne pas un avantage compétitif&nbsp;!</p> <p>Enfin, la taille des exploitations chez nos voisins est un moyen de gagner en productivité et donc en compétitivité. Voilà qui renvoie à une réflexion de fond sur l'organisation à long terme de notre agriculture. Les Côtes-d'-Armor comptent par exemple plus de 13&nbsp;500 exploitations agricoles, pour un peu moins de 600&nbsp;000 habitants. Des regroupements sont-ils souhaitables&nbsp;? Quel est l'impact sur l'organisation de la production, sur la vitalité de nos territoires ruraux, sur l'avenir de la profession agricole&nbsp;? Depuis des décennies, les acteurs du monde agricole adaptent sans cesse leurs modes de travail avec une capacité d'évolution largement méconnue. Peu de secteurs se sont autant modernisés au cours des dernières années. Ils sont encore prêts à évoluer. A une condition&nbsp;: qu'on définisse une ligne claire, avec une vision ambitieuse et de long terme. Nos agriculteurs n'en peuvent plus des injonctions contradictoires avec des changements de pied tous les ans... Lorsqu'on travaille sur le monde du vivant, plus encore qu'ailleurs, on ne peut pas improviser. Il faut une stratégie et des investissements à long terme, puis la patience avant de récolter les fruits qu'on a semés.</p> <p><strong>En même temps que le défi de la compétitivité, nous devons relever le défi de la considération. De ma circonscription de Seine-et-Marne aux Côtes-d'Armor, en passant par l'Aveyron, mes rencontres avec les paysans de notre pays sont souvent marqués par le même paradoxe. Je rencontre des gens passionnés par leur métier malgré des conditions de travail éprouvantes, fier de ce qu'ils font malgré des revenus souvent très faibles. Mais ces femmes et ces hommes se sentent victimes d'une profonde injustice&nbsp;: ils n'en peuvent plus d'être déconsidérés.</strong> Nous avons sans doute les meilleurs agriculteurs du monde mais ils sont tantôt désignés comme des fauteurs de pollution, tantôt comme une espèce en voie de disparition. On leur reproche en même temps de coûter cher à l'Europe et d'écraser les producteurs des pays du Sud... On les rend finalement responsables d'incohérences que les Européens n'arrivent pas à gérer, en tant que citoyens et consommateurs, et qu'ils reportent alors sur des boucs émissaires. Le nombre important de suicides dans la profession agricole témoigne douloureusement de la détresse d'une partie de cette profession qui travaille chaque jour pour nourrir la planète et lui donner ce qui est indispensable à la vie&nbsp;! Cette détresse n'est pas uniquement économique. Elle trouve aussi ses sources dans le sentiment qu'éprouvent beaucoup de nos concitoyens en milieu rural d'être délaissés, oubliés, méprisés. Il y a quelques mois le débat sur l'identité a beaucoup porté sur la question de l'immigration et de l'intégration. J'avais alors désigné d'autres fissures, tout aussi préoccupantes pour notre communauté nationale. Je reste persuadé plus que jamais que nous devons mettre toute notre énergie à réconcilier la France rurale et la France urbaine. Soyons fiers de notre agriculture qui doit rester un fleuron de notre économie et une source inépuisable de lien social pour notre pays&nbsp;! </p>]]></description>
      <link>http://www.generationfrance.fr/web/index.php/lire-lactualite/items/de-retour-des-cotes-darmor.html</link>
      <pubDate>Thu, 13 May 2010 16:05:00 +0000</pubDate>
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      <title>Soutenir la Grèce, c’est soutenir l’Europe</title>
      <description><![CDATA[<p><strong>Depuis septembre 2008, personne ne peut ignorer ce qu'il en coûte de  laisser tomber un acteur important de l'économie, même s'il s'est mis  lui-même dans une mauvaise situation. </strong>Chacun a gardé en tête les  conséquences de la faillite de Lehman Brothers.  L'effondrement de la banque américaine a donné un coup d'accélérateur  dramatique à la crise financière dont nous sentons encore les effets  avec violence aujourd'hui. En évitant la faillite de Lehmann, les  autorités américaines n'auraient sûrement pas arrêté la crise mondiale,  mais elles auraient limité la brutalité de la perte de confiance sur  tous les marchés financiers du monde à l'automne 2008. <strong>Dans nos  économies modernes, la défiance est devenue le pire ennemi de la  croissance.</strong></p> <p>Avons-nous tiré les leçons de cette funeste expérience? C'est le  moment de le montrer. Car un scénario voisin semble se répéter  aujourd'hui. <strong>La bulle d'endettement en cause n'est plus celle des  ménages américains, c'est celle des Etats européens. Le maillon faible  n'est plus une banque. C'est un de nos partenaires, la Grèce. Le système  menacé n'est plus l'ensemble du système bancaire international, c'est  la zone Euro. </strong>Et à travers elle, soyons lucides, c'est l'Europe qui est  directement attaquée, comme puissance économique et politique.</p> <p>Pour l'Europe, c'est en effet l'heure du grand test. Une défaillance  grecque aurait des conséquences incalculables.</p> <p><strong>- D'un point de vue politique</strong>, ce serait un aveu  d'échec adressé à tous les citoyens européens et au-delà à toutes les  autres puissances de la planète. Aux yeux de tous, notre projet  politique fondé sur la solidarité entre les peuples perdrait une large  part de sa crédibilité.</p> <p><strong>- D'un point de vue financier</strong>, ce serait le début  d'une période de trouble inquiétante dans la zone Euro. Certains  évoquent le risque d'un effet domino. C'est une hypothèse qu'on ne peut  plus exclure même s'il ne faut pas mettre sur le même plan la Grèce et  les autres pays européens: Espagne, Portugal, Irlande. Ces pays ne sont  pas confrontés aux mêmes défis. Ce ne sont pas les finances publiques  qui sont le point de départ des problèmes ibériques. Avant la crise et  l'explosion de sa bulle immobilière, l'Espagne avait une politique  budgétaire raisonnable. On ne peut pas dire la même chose de la Grèce:  les tricheries de ses gouvernants d'hier sont les premiers responsables  de ce qui lui arrive aujourd'hui.</p> <h3>La faute et le châtiment</h3> <p><strong>La crise grecque force les dirigeants des pays de l'Union européenne à  la clarté et au courage, notamment face à leurs opinions publiques  respectives. </strong>Même si je le regrette, je constate que c'est souvent dans  les crises et dans l'urgence que l'Europe est capable de révéler le  meilleur d'elle-même. Voilà pourquoi je souhaite que les Européens  adoptent au plus vite le plan de soutien qui permettra à la Grèce de  faire face à ses prochaines échéances. Il faut rapidement montrer aux  spéculateurs qu'ils n'obtiendront pas gain de cause en s'attaquant à  l'euro.</p> <p>Oui, c'est la Grèce elle-même qui a cassé la confiance des marchés en  maquillant ses comptes publics pendant des années. Cela est indéniable,  même si on peut aussi mettre en cause la mansuétude de toutes les  instances qui auraient dû tirer le signal d'alarme bien avant. Par le  passé, les autorités européennes comme les acteurs financiers -à  commencer par les banques et les  agences de notation- n'ont pas contesté les chiffres  grecs, malgré leurs invraisemblances. On s'est même rendu compte que  certains avaient largement tiré profit des désordres d'Athènes... <strong>Nous  devons tirer toutes les leçons de ces dérives pour empêcher à l'avenir  les «petits arrangements entre amis» qui ont permis le contournement de  toutes les exigences comptables. Nous devons aussi retenir que lorsque  la croissance est là, le pacte de stabilité n'est pas une brimade  inutile, mais la condition sine qua non pour la survie de notre union  monétaire. </strong>Cette leçon vaut notamment pour notre pays, qui doit viser au  plus vite la réduction de ses déficits et se donner une règle  constitutionnelle pour tenir l'équilibre de ses finances publiques.</p> <p>Certains vertueux considèrent que la faute grecque mérite un  châtiment et qu'il ne faut pas fausser le jeu du marché. Ils justifient  leurs positions avec des arguments frappés au coin du bon sens: en  venant aux secours de ceux qui ont dépensé sans rigueur en mentant sur  la réalité de leur déficit, on risque d'encourager les comportements  budgétaires irresponsables. On favorise en effet ce que les assureurs  appellent l'aléa moral. Un individu assuré par d'autres a tendance à  prendre davantage de risques qu'un individu qui doit lui-même assumer  les conséquences financières de ses actes...</p> <h3>Une question d'intérêt</h3> <p><strong>On peut comprendre qu'une partie importante de l'opinion allemande  accepte difficilement l'idée de prêter de l'argent à la Grèce. </strong>Ceux qui  se sont serrés la ceinture pendant des années en mettant en œuvre des  réformes structurelles très profondes renâclent à payer les pots cassés  par d'autres. Surtout lorsque ces derniers ont fait preuve d'insouciance  pendant des années et que, même au cœur de la crise, ils tardent à  faire des efforts aussi exigeants que les Allemands.</p> <p>On en revient toujours à l'indémodable fable de La  Cigale et de la Fourmi. A une nuance près... Et de  taille! Dans la fable, la fourmi n'a pas d'intérêt personnel à aider la  cigale. Or, <strong>dans la situation européenne, nous sommes tous directement  liés les uns aux autres. Si l'appel à la solidarité européenne ne suffit  pas, il faut alors avoir en tête qu'aider la Grèce, c'est aussi notre  intérêt direct!</strong></p> <p>D'une part, les banques allemandes et françaises sont très exposées  en Grèce. La France détient 52 milliards € de bons de trésor grecs et  l'Allemagne 30 milliards €. Si Athènes n'honorait pas ses engagements,  nous risquerions de repartir dans la spirale de défiance interbancaire  qui a paralysé toute notre économie à l'automne et l'hiver 2008.</p> <p>D'autre part, nous ne pouvons pas nous payer le luxe d'une crise de  l'Euroland alors que tous nos efforts doivent être tendus vers le retour  de la croissance et de l'emploi.</p> <p>Il est évidemment moins enthousiasmant de faire appel à la raison  plutôt qu'au cœur, afin de rappeler l'urgence du plan de soutien à la  Grèce. Mais nous devons prendre acte du fait que l'eurobéatitude n'est  plus à l'ordre du jour. Ni en France, ni en Allemagne. Soutenir la Grèce  aujourd'hui, tout en tirant les leçons pour éviter qu'une même histoire  se reproduise à l'avenir, c'est montrer que l'Europe n'est pas une  incantation ou une étoile morte. Alors que de nouveaux géants émergent à  l'échelle de la planète, il est temps de refuser la sortie de  l'Histoire que certains promettent à notre continent...</p>]]></description>
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      <pubDate>Mon, 03 May 2010 16:05:00 +0000</pubDate>
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