Portrait de Jean-François Copé
Jean-François Copé est né le 5 mai 1964 à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine.
Il est Secrétaire général de l'UMP, Député de Seine-et-Marne (réélu au 1er tour le 10 juin avec plus de 54%) et Maire de Meaux.
Les débuts en politique
"Depuis mon enfance, j’ai une ambition : servir mon pays ! J’ai eu la possibilité de le faire très tôt comme directeur du cabinet de Roger Romani,
ministre délégué aux Relations avec le Sénat, chargé des Rapatriés,
entre 1993 et 1995, dans le gouvernement d’Edouard Balladur.
J’ai su dès cette période que les « terres de mission », désormais,
c’étaient les banlieues. Dans les années 60/70, les élus partaient
plutôt dans les zones rurales. A ma génération, on s’est engagé en
banlieue, parce que c’est là que se concentrent les difficultés mais
aussi les énergies de notre nation.
J’ai
repris la ville de Meaux à la gauche en 1995 et je suis devenu député
la même année. Plus jeune député de France ! Mais plus jeune battu deux
ans plus tard aussi…
Car en 1997, j’ai eu
l’expérience de la défaite personnelle. Dans une triangulaire face au
PS et au FN, j’ai perdu mon siège de député. Et là, j’ai compris que si
nous voulions que les Français cessent d’avoir un regard si dur sur
leurs hommes politiques, il fallait enfin dire les choses telles
qu’elles sont, arrêter de se cacher derrière son petit doigt. Bref :
assumer, sans langue de bois. Et pourtant, la langue de bois, je suis
de ceux qui étaient formatés pour ne faire que ça ! Sciences-Po, l’ENA
: on m’en avait appris toutes les ficelles…
J’avais été élevé au culte de l’Etat infaillible, voire de l’ENA
infaillible. Mais face aux habitants de Meaux, j’ai vite compris qu’on
ne pouvait pas tricher. C’est d’ailleurs ce que j’ai raconté dans un
livre intitulé Ce que je n’ai pas appris à l’ENA : mon expérience de
jeune Maire de Meaux, la découverte du métier, les erreurs de débutant,
et très vite, la satisfaction de voir avancer les chantiers qui vous
tiennent à cœur.
Et dans le même temps, j’ai continué le combat au niveau national.
Quand vous êtes dans l’opposition, votre parti devient un peu un camp
retranché. Secrétaire général adjoint du RPR, après avoir été secrétaire national chargé de la formation,
au sein du parti gaulliste, je n’étais pas le moins actif, et mon goût
prononcé pour les médias m’avait déjà valu à l’époque quelques
remarques de mes compagnons…"
Du local au national
En 1998, je suis devenu Conseiller régional, et en 2004, j’ai conduit la liste des régionales en Ile-de-France. Ce combat fut difficile, et malgré une belle campagne nous avons été battus. 8 mois de campagne, auprès de 12 millions de personnes, c’est formateur !Vous l’aurez compris je n’ai pas pour habitude de regarder passer les trains, mais bien au contraire de tout assumer. Mes doutes, mes échecs, mais aussi mes idées… et mon ambition.
Oui, je voulais être ministre, servir la France. Donc en mai 2002, après avoir contribué à la réélection de Jacques Chirac, j’étais persuadé que c’était bon. Je me tenais prêt, près de mon téléphone pour tout vous dire. Et puis quand tombe la nouvelle, les choses se précipitent. Le 7 mai, je deviens secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, de 2002 à 2004.
Porte-Parole durant tout le quinquennat
ce n’est pas rien, surtout que Jean-Pierre Raffarin m’avait fixé la
règle du jeu : « Les bonnes nouvelles, c’est pour moi, les mauvaises
nouvelles, c’est pour toi ! ». Pour autant, l’exercice est passionnant,
parce qu’on est aux côtés du Premier Ministre, directement dans la
cabine de pilotage. Je l’ai vécu d’abord auprès de Jean-Pierre
Raffarin, puis aux côtés de Dominique de Villepin, dont j’avais été le ministre délégué à l’Intérieur en 2004. Puis, j’ai assumé dans son Gouvernement un poste dont j’avais toujours rêvé : celui de Ministre délégué au Budget et à la réforme de l’Etat.
Ce quotidien d’un Ministre, je l’ai raconté sans détours dans Promis, j’arrête la langue de bois.







